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[En photos] Minneapolis à travers l’objectif de nos envoyés spéciaux

Les observations, en images et en vidéos, de trois journalistes de Radio-Canada dépêchés au Minnesota.

Une murale bleue à l'effigie de George Floyd avec la mention de son nom.

Une murale en hommage à George Floyd, dont la mort au cours d'une intervention policière a suscité la colère de nombreux Américains.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Radio-Canada

Bâtiments calcinés, commerces barricadés, manifestations de colère, mais aussi actes de solidarité... À Minneapolis, les esprits sont toujours échauffés, cinq jours après la mort de George Floyd, un afro-américain de 46 ans, lors d’une arrestation policière brutale. Voici les observations, en images et en vidéos, de nos trois journalistes sur place.

Premier arrêt : le poste de police où travaillaient les quatre agents impliqués dans la mort de George Floyd. Incendié jeudi soir par une foule en colère, il est devenu l’un des lieux les plus emblématiques de la ville.

Des graffitis insultant la police tagués sur les murs du commissariat.

Les murs du commissariat de police où travaillait Derek Chauvin, complètement saccagé.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Le principal policier en cause, Derek Chauvin – qui a été filmé immobilisant M. Floyd avec un genou sur son cou –, a été accusé vendredi de meurtre au troisième degré et d'homicide involontaire. Mais les manifestants réclament aussi des accusations contre les trois autres policiers présents lors de l'intervention, qui a coûté la vie à l’homme de 46 ans.

Saccagé et désormais abandonné, le poste de police a été pris d’assaut par des manifestants qui demandent justice pour George Floyd. Des images de l’intérieur du bâtiment montrent l’ampleur des dégâts.

Et maintenant, vous nous entendez? Ce message, tagué sur le mur de l’une des salles du commissariat, traduit bien la frustration des manifestants, qui descendent dans les rues depuis cinq jours.

Une message en anglais écrit sur un mur à l'intérieur d'un commissariat de police saccagée dit : « Et maintenant, vous nous entendez? »

L'intérieur du commissariat saccagé où travaillait l’agent Derek Chauvin impliqué dans la mort de George Floyd. Sur le mur, on peut lire « Et maintenant, vous nous entendez? »

Photo : Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Le personnel du corps policier, qui est débordé par les événements, selon le gouverneur de l’État du Minnesota, avait évacué le bâtiment avant l'incendie.

Les manifestations avaient auparavant été majoritairement pacifiques, mais les pillages et l'usage de gaz lacrymogène par la police ont mis le feu aux poudres. C'était dans la nuit de jeudi à vendredi.

Un jeune homme noir, portant un masque et une casquette, tient une pancarte face à un policier antiémeute.

« Black Lives Matter », peut-on lire sur une pancarte brandie par un manifestant noir face à un policier.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Samedi matin, la scène était bien différente. Plusieurs citoyens, armés de balais et de pelles, s’affairaient à nettoyer les rues et les murs du quartier.

Les dégâts étaient importants, à la suite d'une cinquième nuit de manifestations violentes, dans la nuit de vendredi à samedi. Il y avait un couvre-feu hier à partir de 20 h, je peux vous dire qu’il n’a pas été respecté, a lancé notre correspondant Jean-François Bélanger, samedi matin.

Des jeunes noirs et blancs dans les rues de Minneapolis, la nuit.

Des manifestants défiant le couvre-feu instauré vendredi soir.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Regardez notre ville, lui dit une résidente du quartier. Les choses doivent changer. Elles auraient dû changer de façon radicale il y a 50 ans. Je ne pense pas que ça va nous apporter le changement dont on a besoin, mais ça va peut-être nous pousser dans la bonne direction. On ne peut qu’espérer.

Des membres de la garde nationale face à des manifestants pacifiques dans la rue.

Dès midi samedi, au moins 2500 soldats de la garde nationale doivent être déployés au Minnesota, à la demande du gouverneur Tim Walz.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

Un peu plus loin, un bâtiment des services de poste est entièrement calciné. Un postier à la retraite arrive pour ramasser des lettres et des colis jetés au sol.

Un homme portant une chemise bleue et une veste orange sourit à la caméra.

Jospeh Olson, postier à la retraite, constate les dégâts causés la veille dans le bâtiment où il a travaillé pendant 20 ans.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Résident du quartier, Joseph Olson a travaillé dans cet immeuble pendant 20 ans : « Je suis ici pour sauver le courrier. C’est une vocation ».

Des colis et des lettres traînant sur le sol.

Le bâtiment a été complètement calciné.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Il partage un regard philosophique sur les événements qui secouent sa ville : « Pour moi, le coronavirus est comme une lumière qui révèle les zones d’ombre, la pauvreté. Le virus frappe là où la pauvreté se trouve. »

Deux femmes, tenant un balai à la main, et portant un masque.

Des femmes venues se recueillir sur le lieu de la mort de George Floyd.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Bélanger

L’autre lieu devenu désormais emblématique à Minneapolis est celui où George Floyd est mort. De nombreuses personnes se rassemblent pour y déposer des fleurs ou pour se recueillir en sa mémoire.

Des pancartes et des fleurs en hommage à l'homme noir de 46 ans, dont la photo a été collé sur un mur.

Des pancartes et des fleurs en hommage à l'homme noir de 46 ans.

Photo : Radio-Canada

« Impliquez les 4 », peut-on lire sur une affiche, en référence aux policiers présents lors des tristes événements. « Je ne peux pas respirer », lit-on sur une autre.

Cette affaire rappelle celle d'Eric Garner, qui est mort en 2014 à New York après avoir été asphyxié lors de son arrestation par des policiers blancs. Tout comme George Floyd, lui aussi avait dit : « Je ne peux pas respirer », une phrase ensuite reprise par le mouvement Black Lives Matter.

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