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COVID-19: il faut pénaliser ceux responsables de l’éclosion à Saskatoon, pense une veuve

Butch Gullacher pose pour la caméra. À côté de lui se trouve sa femme Kathleen. Sur ses genoux est assise sa petite-fille Athéna. Ils sont à une partie de football et portent tous des chandails aux couleurs des Roughriders de la Saskatchewan.

Butch Gullacher, vu ici avec sa petite-fille Athéna et sa femme Kathleen, est mort de la COVID-19.

Photo : Fournie par Kathleen Gullacher

Radio-Canada

La femme d’un homme qui a perdu la vie en raison de la COVID-19 croit que la province envoie un mauvais message au public, après que le gouvernement a décidé que les personnes au coeur d’une éclosion de la maladie à Saskatoon n’en subiront pas les conséquences.

Plus tôt cette semaine, l’Autorité de la santé de la Saskatchewan a déclaré une éclosion communautaire à Saskatoon après que deux réunions de famille ont été liées à au moins quatre nouveaux cas de COVID-19.

Les rassemblements, qui ont eu lieu à l’extérieur, avaient plus de participants que ce que permettent les lignes directrices provinciales, mais les autorités ont annoncé qu’il est peu probable que des accusations soient portées.

La province veut mettre l’accent sur l’éducation plutôt que sur l’application de la loi.

Kathleen Gullacher a perdu son mari Noble Gullacher en avril. Elle estime que le manque d’application de la loi pourrait faire en sorte que plus de gens enfreignent les règles.

« Cela envoie un mauvais message au grand public », dit-elle en ajoutant que certaines personnes pourraient penser à se réunir, car il n’y a pas vraiment de conséquence.

« Elles ne réalisent pas qu’elles jouent avec la vie de quelqu’un », souligne-t-elle.

La veuve aimerait que des mesures soient prises, même si ce n’était que sous la forme d’un avertissement écrit ou d’une réprimande.

Elle croit également que le gouvernement devrait surveiller de près ces personnes pour s’assurer qu’elles respectent les règles d’auto-isolement pendant que l’enquête se poursuit.

« Quelqu’un vérifie-t-il qu’elles sont en quarantaine? Si elles étaient assez stupides pour avoir ce grand événement familial, sont-elles assez intelligentes pour rester à la maison pendant 14 jours? », se questionne-t-elle.

Peu d’information a été partagée sur l’éclosion de COVID-19 à Saskatoon. Les autorités n’ont pas indiqué combien de personnes ont assisté aux deux événements, où ceux-ci ont eu lieu ou en quoi ils consistaient.

Elles ont simplement dit que l’éclosion était considérée comme contenue et que les personnes identifiées comme étant des contacts étroits ont été informées par les responsables de la santé publique.

Le maire du village de Beauval Nick Daigneault est d’accord avec Kathleen Gullacher. « Il ne semble pas correct » qu’aucune accusation ne soit portée contre les personnes qui étaient aux rassemblements de Saskatoon, pense-t-il.

« C’est très frustrant. Les gens vont supposer qu’il n’y a pas de conséquence et cela rendra mon rôle de leader communautaire plus difficile », a-t-il écrit dans un message publié sur les médias sociaux.

Selon le chef de l’opposition néo-démocrate Ryan Meili l’application de la loi doit être uniforme et la province doit expliquer clairement pourquoi certaines personnes se font imposer une contravention et d’autres non.

Ryan Meili en conférence de presse.

Ryan Meili est le chef du Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Bryan Eneas

« Les commentaires du premier ministre sur le fait que c’est un moment pour faire de l’éducation et non pas punir sont raisonnables, mais il y a eu des cas au cours des dernières semaines où les gens ont reçu des contraventions. Ça envoie certainement un message étrange », dit-il en ajoutant qu’il croit que les lois doivent être appliquées de manière cohérente.

En date de vendredi après-midi, la Saskatchewan a enregistré 641 cas de COVID-19. Seulement 61 sont considérés comme actifs alors que 570 personnes se sont remises de la maladie.

Avec les informations de Morgan Modjeski

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