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SpaceX a envoyé avec succès deux astronautes de la NASA dans l'espace

Le reportage de Mélissa François.

Photo : Reuters / Thom Baur

Radio-Canada

SpaceX est devenue samedi la première entreprise privée à envoyer deux astronautes de la NASA en direction de la Station spatiale internationale (SSI). Il s'agit du premier vol habité parti des États-Unis en neuf ans.

Il s’agissait de la deuxième tentative de l’entreprise après une première annulée à la dernière minute mercredi par crainte de la foudre.

Une dizaine de minutes après le lancement, une partie de la fusée Falcon 9 a atterri sur une plateforme au large de la Floride. Cela permettra à la compagnie de la réutiliser pour de futures missions.

La NASA est de retour et les États-Unis sont à nouveau à la tête de l'exploration spatiale, a vanté le vice-président américain Mike Pence lors d'une conférence suivant le lancement.

L'objectif est clair après ce premier lancement en neuf ans : retourner sur la Lune puis envoyer des Américains sur la surface de Mars, a répété le vice-président, vantant du même coup le courage des astronautes et l'ingéniosité de la NASA.

Elon Musk lève les bras dans les airs, heureux, entouré de personnes.

Le fondateur et président de SpaceX, Elon Musk, célèbre la réussite du lancement.

Photo : Getty Images / Joe Raedle

La compagnie SpaceX avait donné le feu vert pour le remplissage des réservoirs, laissant présager que la mission irait de l’avant samedi après-midi.

Peu de temps avant, le président américain Donald Trump est arrivé à bord d’Air Force One pour assister au lancement.

Mike Pence et Donald Trump, de dos, regardant vers un ciel bleu dégagé une fusée s'élevant vers l'espace.

Le président Donald Trump et le vice-président Mike Pence observent la fusée lancée par SpaceX.

Photo : Getty Images / Mandel Ngan

Un peu moins de trois heures avant le décollage, les astronautes Doug Hurley et Bob Behnken sont montés dans la capsule Crew Dragon, au sommet d'une fusée Falcon 9.

Celle-ci doit les propulser à une vitesse cinq fois supérieure à celle du son pour atteindre la Station spatiale internationale.

Bob et moi sommes prêts pour le lancement, avaient dit plus tôt les deux astronautes à bord.

La mission peut sembler constituer un pas modeste dans l'exploration spatiale : les deux hommes n'iront ni sur la Lune ni vers Mars.

La NASA, pourtant, y voit une « révolution », car SpaceX va redonner aux États-Unis un accès à l'espace à un coût inférieur à celui de ses programmes précédents. Pour trois milliards accordés depuis 2011, SpaceX a entièrement développé un nouveau taxi spatial et promis à sa cliente six allers-retours vers la station spatiale.

Elon Musk a apporté au programme spatial américain la vision et l'inspiration qui nous manquaient depuis neuf ans, depuis la fin des navettes spatiales. Il est brillant, a déclaré, admiratif, le patron de la NASA, Jim Bridenstine, vendredi.

Parcours en dents de scie pour SpaceX

Le chemin de SpaceX jusqu’à ce lancement n’aura pas été linéaire. Ses trois premiers lancements ont échoué. Une fusée a explosé au sol avec un précieux satellite dans sa coiffe, une autre peu après le lancement avec un ravitaillement pour la SSI.

L'astronaute salue de la main, assis dans une voiture avec sa combinaison spatiale.

L'astronaute Bob Behnken retourne au centre spatial Kennedy mercredi, après l'annulation de sa mission vers la station spatiale.

Photo : The Associated Press / David J. Phillip

L'an dernier, la capsule Dragon elle-même a explosé lors d'un test des moteurs au sol. Le programme aurait dû commencer en 2017.

Changement symbolique, ce ne sera pas un homme de la NASA qui donnera l’ultime autorisation pour le décollage, mais le directeur de lancement de SpaceX, Michael Taylor, les officiels de l'agence spatiale américaine n'ayant pas de rôle dans le compte à rebours.

Crew Dragon est une capsule comme Apollo, mais version XXIe siècle. Des écrans tactiles ont remplacé boutons et manettes. L'intérieur est dominé par le blanc, l'éclairage plus subtil. Un seul cordon « ombilical » relie les combinaisons aux sièges pour fournir air frais et communications aux deux hommes.

Contrairement aux navettes, dont une a explosé en 1986 après le décollage, Dragon peut s'éjecter en urgence si la fusée a un problème.

Si elle est certifiée sûre quand Dragon reviendra sur Terre dans quelques mois, les Américains ne dépendront plus des Russes pour accéder à l'espace : depuis 2011, les Soyouz étaient les seuls taxis spatiaux disponibles. Les acheminements depuis la Floride redeviendront réguliers, avec quatre astronautes à bord.

Avec les informations de Agence France-Presse

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