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L’arrêt général a débuté à la Fonderie Horne

Panneau indiquant l'entrée de la Fonderie Horne avec une cheminée de la fonderie derrière.

L'entrée de la Fonderie Horne à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Près de 2000 employés travaillent ou travailleront à la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda jusqu’à la fin du mois de juin pour l’arrêt général. Près de la moitié d’entre eux proviennent de l’extérieur de la région. L’entreprise a accepté de nous présenter les mesures qui ont été mises en place afin d’éviter une éclosion de COVID-19.

Deux jours avant le début de l’arrêt général, nous avons rencontré la surintendante en développement technique à la Fonderie Horne, Véronique Normand, à la presqu’île du lac Osisko.

Première étape : l'arrivée dans le stationnement

Un vaste stationnement pouvant accueillir des centaines de véhicules a été aménagé à cet endroit. C’est là que les travailleurs vont arriver par petit groupe au début de chaque quart de travail.

Le but du stationnement, c’est d’éviter que les gens se stationnent dans le quartier Notre-Dame, donc d’éviter les interactions avec la communauté et aussi la nuisance dans le quartier, explique Véronique Normand.

Les travailleurs vont ensuite faire la file à deux mètres de distance, la première étape est de se laver les mains. Chaque employé va ensuite poinçonner, prendre sa température avec un capteur d’imagerie thermique, puis remettre son questionnaire santé.

Une femme dont on prend la température frontale.

La température frontale est prise à l'aide d'un capteur thermique dans plusieurs lieux de travail.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

On demande tous les jours à chaque travailleur de remplir un questionnaire de santé, donc ils doivent arriver avec leur questionnaire déjà rempli, c’est la première étape, affirme Véronique Normand.

Ce qui est nouveau, c’est vraiment de poinçonner ici, ce qui évite que nos travailleurs qui viennent de l’extérieur soient en contact avec nos travailleurs de la Fonderie. Ils vont aller jusqu’au vestiaire dans des installations qu’on a conçu expressément pour eux, précise Véronique Normand.

Prochaine étape : le transport

Les travailleurs vont ensuite se diriger vers un des nombreux autobus loués par l’entreprise.

Ce sont les mêmes sous-groupes chaque jour qui vont prendre les mêmes circuits jusque dans nos installations. La même chose sur le site ; dans les vestiaires, ce sont les mêmes groupes qui se suivent et, dans les salles de repas, c’est la même chose, affirme Véronique Normand.

Les autobus sont désinfectés après chaque utilisation, et même chose pour les vestiaires qui sont utilisés entre chaque quart de travail.

Les défis de la distanciation physique

Les salles à manger ont aussi été complètement réaménagées, les travailleurs doivent d’abord se laver les mains et une feuille de plexiglas a été installée entre chaque travailleur pour éviter tout contact lors du dîner.

Malgré toutes ces mesures, parfois, le 2 mètres de distanciation ne pourra pas être respecté, alors le port du masque sera obligatoire pour certains travailleurs.

Dans la Fonderie, il va y avoir des contacts, mais on a des masques qui sont de qualité supérieure au N95 et qui sont obligatoires dans la mesure ou le 2 mètres ne peut pas être respecté, indique Véronique Normand

Des mesures aussi à l’extérieur de la fonderie

Les travailleurs ont de plus reçu la directive de ne pas fréquenter les commerces de la municipalité et de ne pas y circuler, sauf pour prendre une marche, par exemple.

On a mis sur pied un service de commissionnaire en collaboration avec la Direction régionale de la Santé publique pour s’assurer que gens puissent s’approvisionner en ville sans se rendre en personne dans les commerces locaux. Ce sont les commissionnaires qui vont aller faire leurs commissions. On a aussi travaillé avec des compagnies locales pour assurer un service à l’auto et des boîtes à lunch, affirme Véronique Normand.

La plupart auront aussi chacun leur chambre sauf dans quelques cas, mais ceux-ci devront se soumettre à des mesures particulières.

Dans le cas où ils doivent être deux, les lits doivent être inversés pour que la tête des travailleurs ne soit pas au même niveau. Ils doivent aussi être sur la même équipe de travail, précise Véronique Normand.

La Fonderie Horne assure que ce sera tolérance zéro pour les travailleurs qui ne respecteront pas les directives. Ils seront immédiatement retournés à la maison. Ils ont d’ailleurs tous déjà été avisés de ces mesures.

On a mis en place un groupe dédié qui les a appelés individuellement afin de leur expliquer pourquoi c’était important pour nous qu’ils respectent les consignes, mais aussi pour valider les pratiques qui seront en place. On a aussi fait signer un code de conduite à tous les entrepreneurs pour répondre aux demandes qu’on leur a demandées, dit Véronique Normand.

Le choix des entrepreneurs et employés a aussi été analysé par une firme externe, rapporte Véronique Normand.

Pour les entrepreneurs de l’extérieur, ce qu’on a mis en place, c’est une analyse de risque individuel mené par une firme externe de professionnels de la santé. Donc, tant qu’on n’a pas cette autorisation, les travailleurs ne sont pas autorisés à se déplacer vers la Ville de Rouyn-Noranda, souligne Véronique Normand.

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