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COVID-19 et pêche au saumon : annulations et incertitudes

Une femme pêche sur le bord d'une rivière.

Une pêcheuse de saumon en action (archives).

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

En Gaspésie, les sociétés de gestion de pêche sportive au saumon subissent les contrecoups de la pandémie de COVID-19 et de la fermeture des frontières américaines.

À moins d'une semaine de l'ouverture officielle de la pêche sur la plupart des rivières gaspésiennes, bien des inconnus demeurent, notamment pour l'hébergement et la restauration.

Les prévisions de revenus sont à la baisse.

D’autant plus qu’il est fort probable que la pêche, cette saison, se déroule sans les Américains et la clientèle internationale. Dans certaines organisations de la Gaspésie, les pêcheurs venus de l’étranger représentent le tiers et même parfois la moitié de la clientèle en juin.

Jusqu’à maintenant, les annulations sont nombreuses pour le mois qui vient. Sur les rivières de Gaspé, les pertes s'élèvent jusqu’à maintenant à 60 000 $ en hébergement et en droits d'accès.

Dans la Baie-des-Chaleurs, la Société de gestion de la rivière Cascapédia a dû aussi rembourser plusieurs clients, ce qui représente un manque à gagner de 30 000 $.

En puisant dans ses réserves, la Société de gestion de la rivière Cascapédia a tout de même rappelé au travail ses 30 employés.

Les camps de pêche sont toujours fermés le long de la Cascapédia.

On voit de petites pierres à travers l'eau claire de la rivière. À l'arrière-plan, on voit des véhicules récréatifs stationnés.

La rivière Cascapédia en Gaspésie (archives).

Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne

Certains camps ont tenté une ouverture, mais l’absence de protocole de protection sanitaire contre le virus les a obligés à refermer leurs portes, rapporte le maire de Cascapédia-Saint-Jules, Gaétan Boudreau.

Certains clubs privés, qui attirent de fortunés clients américains, ont demandé à la Société de gestion de soutenir financièrement leurs employés et d'exploiter leurs secteurs de pêche.

Cette demande sera difficile à satisfaire, selon M. Boudreau.

Sans pêcheur, dit-il, la Société de gestion ne pourra payer cette main-d’œuvre. De plus, ajoute le maire, ce n’est pas tout le monde qui peut payer l’accès à la rivière. Le coup est assez élevé, relève Gaétan Boudreau.

Sur la rivière Bonaventure

À Bonaventure, les gestionnaires de la rivière ont aussi dû rembourser des clients pour des réservations. Actuellement, on a peut-être à peu près 10 à 15 % des réservations États-Unis et Europe qui se sont annulées pour juin seulement, rapporte Ronald Cormier, directeur général de l'Association des pêcheurs sportifs de la rivière Bonaventure.

Un pêcheur dans la rivière Bonaventure

Un pêcheur dans la rivière Bonaventure (archives).

Photo : Radio-Canada

Les trois quarts des clients de l’Association viennent toutefois du Québec. On a assoupli notre politique d'annulation et de remboursement, donc les gens peuvent attendre jusqu'à cinq jours avant leur activité de pêche pour demander un remboursement de 100 % de leur réservation, indique Ronald Cormier.

L'ouverture des campings viendra donner un peu d'oxygène aux gestionnaires de la rivière Bonaventure qui exploitent deux campings.

Malgré tout, il reste difficile pour les sociétés de gestion des rivières de prévoir ce qui se passera en juillet, en août et en septembre.

Avec les informations de Pierre Cotton

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Chasse et pêche