•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Quatre nouvelles accusations de viol déposées contre Harvey Weinstein

Plan rapproché de Weinstein, le dos voûté.

Harvey Weinstein purge présentement une peine de 23 ans de prison.

Photo : Getty Images / Stephanie Keith

Associated Press

Quatre nouvelles accusations de viol ont été déposées dans une nouvelle procédure judiciaire contre Harvey Weinstein, qui purge présentement une peine de 23 ans de prison pour viol et agression sexuelle. L’une des plaignantes affirme avoir été violée par le producteur déchu alors qu’elle avait seulement 17 ans.

La femme, maintenant âgée de 43 ans, allègue que Weinstein l’a forcée à se déshabiller avant de lui demander de procéder à des actes sexuels oraux sur sa personne, puis de la violer dans une chambre d’hôtel, des faits qui remonteraient à 1994.

Maintenant résidente du Tennessee, elle allègue que Weinstein était déjà presque complètement nu lorsqu’elle est entrée dans la pièce et qu’il l’aurait menacée après les actes allégués.

Elle affirme qu’il lui a demandé de lui donner son permis de conduire, avant de lui dire qu’elle ne jouerait jamais dans un film, et qu’il ordonnerait à ses associés de lui faire du mal, à elle et à sa famille, si jamais elle le dénonçait.

L’avocat de Weinstein a affirmé que le producteur, qui a écopé d’une peine de prison de 23 ans en février, avait l’intention de se défendre contre ces nouvelles accusations.

L’avocat Imran Ansari a affirmé que certaines de ces accusations pourraient être écartées en raison des délais de prescription, mais la femme qui allègue avoir été violée à 17 ans a déposé sa poursuite en vertu du New York’s Child Victims Act, qui prolonge le délai de prescription lorsque les faits se sont produits quand la victime était mineure. 

Une ancienne mannequin qui affirme avoir été agressée sexuellement lorsqu'elle avait 16 ans avait déjà poursuivi Weinstein sous cette loi en décembre, refusant la proposition de règlement à l’amiable de 25 millions de dollars à séparer entre les différentes plaignantes.

Trois autres plaignantes, pour des faits qui remonteraient à 1984

Dans la poursuite déposée jeudi, une autre femme allègue que Weinstein aurait enfoncé sa langue dans sa bouche, avant de lui caresser les seins et le vagin, alors qu’il la tenait de force contre une porte d’hôtel, au Festival de Cannes, en France, en 1984.

La femme, qui a maintenant 70 ans et vit en Équateur, allègue qu’un de ses amis qui travaillait avec Weinstein lui avait conseillé de garder le silence, sans quoi elle serait mise sur la liste noire de l’industrie.

Les deux autres plaignantes sont une femme de 38 ans qui habite à New York et une autre de 35 ans qui vit en Hongrie. La première allègue que Weinstein l’aurait violée durant une supposée rencontre d’affaires dans un appartement à Manhattan, en 2008; la deuxième que le producteur l’aurait forcée à lui faire une fellation dans une suite d’hôtel.

Les femmes poursuivent Weinstein; son frère et ancien associé Bob; le studio Miramax qu’ils ont fondé ensemble; Disney, qui a déjà détenu Miramax; ainsi que 10 autres entreprises, affirmant que toutes ces entités n’avaient rien fait, tout en étant au courant des agissements de Weinstein.

La réponse des différentes parties impliquées

L’avocat de Bob Weinstein, Gary Stein, a commenté la poursuite en disant qu'il s'agissait d'une autre tentative de tenir [son] client responsable des allégations d’agressions sexuelles perpétrées par Harvey Weinstein. À ce jour, chaque plainte du genre contre mon client a été rejetée. Nous sommes confiants qu’il en sera des mêmes pour ces nouvelles allégations, ajoute-t-il.

Miramax avait refusé de répondre aux demandes de l’Associated Press au moment de la publication de cet article. Un message a également été laissé à des représentants de Disney.

Weinstein, le producteur oscarisé de Shakespeare in Love, a été reconnu coupable de viol sur une aspirante actrice, en 2013, ainsi que d’avoir eu des rapports sexuels oraux forcés avec une assistante de production en 2006. Ses avocats ont laissé entendre qu’ils feraient appel de la décision.

Des avocats de la poursuite de Los Angeles ont tenté de le faire inculper pour un autre viol présumé, qui aurait été commis en 2013, mais le dossier a été suspendu en raison de la pandémie de COVID-19. 

Peu après son arrivée en prison en mars dernier, Weinstein a reçu un diagnostic de COVID-19. Il se serait remis, selon son porte-parole.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

Cinéma

Justice et faits divers