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Vols annulés : le ministre des Transports met en garde contre les remboursements

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau.

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Les compagnies aériennes ne risquent rien de moins que la faillite si elles se retrouvent à devoir rembourser des milliards de dollars aux passagers dont le vol a été annulé, estime le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau.

Bien qu’il éprouve de la sympathie pour ceux qui ont dû faire une croix sur leurs vacances en raison de la COVID-19 et qui n’ont pas obtenu de remboursement de leur billet, le ministre Garneau juge qu’il ne faudrait pas s'engager dans cette voie.

C’est loin d’être une situation idéale, a-t-il reconnu lors d’une conférence de presse, vendredi. Mais en même temps, si les compagnies aériennes devaient immédiatement rembourser tous les billets annulés, cela aurait un effet désastreux sur l’industrie du transport aérien, a-t-il poursuivi.

Ces sommes seraient d’autant plus difficiles à redonner que ces compagnies sont déjà durement touchées par la crise du coronavirus, a annoncé le ministre fédéral.

Comme la plupart des avions sont cloués au sol dans l'attente du feu vert de la santé publique et de la relance des activités, les compagnies ont perdu en moyenne 90 % de leurs sources de revenus.

Jeudi, M. Garneau a communiqué un message semblable aux députés rassemblés à la Chambre des communes. Si les compagnies doivent délier les cordons de leurs bourses, certaines d’entre elles ne pourront jamais s’en remettre, a-t-il prévenu.

En tant que ministre des Transports, a-t-il dit, il lui incombe de venir en aide à cette industrie, qui est « essentielle » pour un pays aussi vaste que le Canada.

Une intervention du fédéral réclamée

En se portant à la défense des compagnies aériennes, le ministre fédéral s’attire toutefois les foudres des Canadiens qui estiment qu’ils sont en droit d’exiger ces remboursements, surtout en cette période d'incertitude économique.

C’est très décevant et frustrant, a réagi Tammie Fang, une travailleuse essentielle du réseau de la santé en Colombie-Britannique. On fait fi de mes droits en tant que consommatrice afin de mieux épauler l’industrie du transport aérien, a-t-elle confié en entrevue avec CBC.

Deux pétitions pour exiger l'intervention du gouvernement fédéral en faveur des détenteurs de billets ont déjà récolté plus de 30 000 signatures. Elles ont été soumises à la Chambre des communes au cours des dernières semaines.

Le premier ministre Justin Trudeau, qui a dit entendre clairement les inquiétudes des Canadiens, a indiqué que les discussions se poursuivaient avec l'industrie et les groupes concernés afin de trouver une solution juste.

Mais je sais que les Canadiens espèrent pouvoir compter sur les services des compagnies aériennes une fois la pandémie passée, a-t-il ajouté en substance.

De son côté, le premier ministre François Legault a souhaité que les consommateurs dont le voyage a été annulé en raison de la pandémie soient remboursés.

Un peu plus tôt cette semaine, une troisième demande d’action collective a été déposée contre les compagnies Air Transat, Air Canada et WestJet. Celles-ci sont accusées d'avoir contrevenu à la Loi sur la protection du consommateur du Québec en ne conservant pas les montants payés par les consommateurs en fiducie.

La plupart des compagnies aériennes canadiennes ont offert aux passagers des bons de voyage qu'ils pourront utiliser au cours des deux prochaines années. Air Canada a annoncé la semaine dernière que les voyageurs pouvaient aussi vendre et transférer leur bon de voyage à une autre personne.

Au vu des circonstances, ces solutions de rechange au remboursement sont raisonnables, selon l'Office des transports du Canada.

D'après un texte d'Ashley Burke, de CBC News

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