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Si les œuvres pouvaient parler, le balado qui raconte l’art québécois autrement

Photo en noir et blanc représentant Paul-Émile Borduas, qui pose devant une peinture

Le peintre québécois Paul-Émile Borduas

Photo : Radio-Canada

Fanny Bourel

Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) a récemment lancé son premier balado, Si les œuvres pouvaient parler. En racontant les histoires, parfois d’amour, qui se cachent derrière certains des tableaux québécois du musée, cette série audio fait découvrir autrement l’art visuel aux personnes passionnées d’art comme aux novices.

Le mystère de l’identité de Mona Lisa, représentée dans La Joconde, a toujours fasciné les spécialistes de l'art. Mais l’histoire de l’art québécois recèle également des secrets et des faits encore jamais racontés. Dans Si les œuvres pouvaient parler, ce sont ces récits qu’explorent la réalisatrice Marine Fleury et la journaliste Amarilys Proulx.

On voit les œuvres exposées au musée, mais ces œuvres ont eu une histoire avant d’être là.

Marine Fleury, productrice et coréalisatrice du balado

Donner envie d’aller au musée

Pour dénicher ces histoires, Marine Fleury et Amarilys Proulx ont parlé avec le personnel de conservation du MNBAQ, notamment avec la conservatrice Anne-Marie Bouchard, qui travaille sur l'exposition permanente 350 ans de pratiques artistiques au Québec.

Amarilys a mené une enquête journalistique, car il était important de raconter des histoires corroborées par des faits, précise Marine Fleury.

En se lançant dans la publication de balados, le MNBAQ jette un nouveau pont entre ses expositions et le public. Raconter des histoires reliées aux œuvres permet d’offrir une autre porte d’entrée dans l’univers de l’art abstrait, qu’une partie du public trouve difficile à comprendre.

Après avoir écouté le balado, certaines personnes nous ont dit avoir envie d’aller au musée pour voir la toile. C’est le plus beau commentaire qu’on puisse me faire.

Marine Fleury

Paul-Émile Borduas, au cœur des premiers épisodes

Le premier épisode de Si les œuvres pouvaient parler révèle une histoire d’amour secrète et tragique se rattachant à l’œuvre de Paul-Émile Borduas Les pylônes de la porte, qui date de 1949 et qui est présentée dans l’exposition 350 ans de pratiques artistiques au Québec.

Tableau d'art abstrait peint en vert, brun et blanc.

Le tableau «Les Pylônes de la porte» de Paul-Émile Borduas

Photo : MNBAQ

Cette passion amoureuse a été révélée par des lettres découvertes par le fils et les petites-filles de la femme qui pense avoir inspiré le tableau au milieu du siècle dernier. Cet épisode, intitulé « Le secret de Rachel », mêle des témoignages de la descendance de Rachel aux extraits des lettres échangées par les deux amants, tirés du livre audio Aller jusqu’au bout des mots.

Dans le second épisode, Amarilys Proulx et l’historien de l’art Gilles Lapointe découvrent un message codé au sein de Boucle perdue. Cette œuvre oubliée, dont le titre reste mystérieux pour plusieurs spécialistes, a été réalisée par Paul-Émile Borduas en 1957.

Les épisodes de Si les œuvres pouvaient parler sont accessibles sur Soundcloud, Spotify, Google Podcasts et Apple Podcasts. Amarilys Proulx et Marine Fleury travaillent présentement sur une nouvelle histoire, autour d’une photographie cette fois.

À écouter aussi :

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