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Difficile d’être un commerçant dans le marché By pendant la COVID-19

Un édifice à louer dans le marché by

Certains commerces dans le marché B ont été placardés.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les commerçants du marché By, souvent rentables en raison de la présence de touristes, ont la vie dure depuis le début de la pandémie. Certains commerces pourraient tout simplement ne plus rouvrir, selon le Regroupement des gens d’affaires (RGA) de la capitale nationale.

Il est clair que plusieurs entreprises ne rouvriront pas étant donné le temps de confinement où ils ne recevaient aucun revenu, lance la présidente du RGA, Lise Sarazin.

Déjà, le salon de coiffure Hair Texture a annoncé qu’il ne rouvrira plus sur la rue Dalhousie. Le buffet Tucker’s Marketplace, pour sa part, ne sait toujours pas si le restaurant rouvrira.

J'ai connu la tempête du verglas, mais là, c’est du jamais vécu pour personne, raconte pour sa part Claude Bonnet, propriétaire du Moulin de Provence. Son commerce a pignon sur la rue York depuis 22 ans.

Il y a beaucoup de gens qui ont des problèmes. Chacun a un problème différent. Ça coûte tellement cher les loyers.

Claude Bonnet, propriétaire du Moulin de Provence
L'homme devant son restaurant.

Claude Bonnet, le propriétaire du Moulin de Provence dans le Marché By.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Quand on paye des loyers à 45 000 $ à 50 000 $ par mois, c'est énorme, enchaîne le propriétaire de la boulangerie. Ça nous prend un chiffre d’affaires.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

La Ville d’Ottawa propose un report des impôts fonciers qui devaient être payés en juin. Les propriétaires et les commerçants auront jusqu'en octobre pour les payer. Plus de 1100 propriétaires se prévalent de cette offre jusqu'à maintenant. Le maire, Jim Watson, a également annoncé la levée des frais pour avoir une terrasse à l’extérieur de leur commerce. Elles pourront être plus grandes cet été.

Sauf que l’installation de terrasses n’aidera pas nécessairement les commerces de détail, estime Claire Lauzon, propriétaire du magasin Ma cuisine. Même s’ils mettent des patios plus grands pour les restaurants, ça va les aider, mais pas moi.

C’est le temps de venir nous encourager pour qu'on ait des résultats.

Claire Lauzon, propriétaire du magasin Ma cuisine
Claire Lauzon sourit devant son commerce.

Claire Lauzon, propriétaire du magasin Ma cuisine, dans le marché By à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Mme Lauzon, qui entend mettre tous les efforts nécessaires pour assurer la survie de son magasin, a dû réduire son nombre d’employés, tout comme ses heures d’ouverture. On est deux ici, la gérante et moi. C'est comme rouvrir le magasin. Je fais toutes les heures et on fait tout pour demeurer encore en affaire.

Le directeur général du développement économique à la Ville d'Ottawa, Stephen Willis, affirme qu'il y a eu une chute de 58 % des emplois dans le secteur du divertissement, des hôtels et des services alimentaires dans la capitale nationale en raison de la crise de la COVID-19.

D'après les informations de Stéphane Leclerc et Jean-François Poudrier

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