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Le baccalauréat à temps partiel en enseignement prend de l'expansion dans la région

Des élèves en classe.

Ce programme permet notamment de lutter contre la pénurie d’enseignants qui prévaut depuis plusieurs années.

Photo : iStock

L’expérience du baccalauréat à temps partiel en enseignement au primaire, lancée à la Commission scolaire du Lac-Abitibi l’automne dernier, fait des petits : des projets similaires verront le jour cet automne dans le secteur de Val-d’Or et Amos.

Le projet Alternance travail-études, développé par l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), est unique au Québec. Il permet à des personnes non légalement qualifiées à enseigner d’amorcer des études universitaires le soir et les week-ends, tout en continuant à faire de la suppléance dans les écoles.

Pour les commissions scolaires, cette formule vient contribuer à lutter contre la pénurie d’enseignants qui prévaut depuis plusieurs années.

C’était important de démarrer dès cet automne pour répondre à nos besoins de remplacements qui sont grandissants souligne Isabelle Bergeron, directrice des ressources humaines à la Commission scolaire de-l’Or-et-des-Bois (CSOB). C’est bénéfique pour tous, parce que ces personnes peuvent travailler dans nos écoles de jour, gagner de l’argent et se former le soir en allant parfaire leurs stratégies d’enseignement.

La CSOB estime qu’une cinquantaine d’enseignants partiront à la retraite d’ici 2026. Chaque année, plus de 125 remplacements de durées variables sont nécessaires et les listes d’enseignants qualifiés pour assurer les suppléances s’épuisent rapidement.

À l’écoute du milieu

À l’UQAT, on se réjouit que expérience lancée à la CSLA ait suscité de l’intérêt ailleurs dans la région. En plus de la CSOB, la Commission scolaire Harricana se joint aussi au projet à l’automne 2020. La Commission scolaire du Lac-Témiscamingue suivra à l’hiver 2021.

On a été à l’écoute du milieu scolaire qui vit un problème de pénurie d’enseignants, précise Réal Bergeron, directeur du département des sciences de l’éducation à l’UQAT. C’est un long processus, mais ces étudiants ne seraient pas venus faire un baccalauréat à temps complet de toute manière. Ils offrent déjà de bons services dans les écoles comme suppléants et là, ils viennent chercher des outils théoriques et pratiques très aidants. On a à coeur de valoriser la profession en les outillant davantage et, éventuellement, arriver à diplômer davantage d’enseignants légalement qualifiés.

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Abitibi–Témiscamingue

Éducation