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Le cas de contamination à la COVID-19 à l'épicerie Brillant du Bic raconté de l'intérieur

Une caissière fait payer une client à travers un plexiglas.

Des plexiglas ont été installés aux caisses de l'épicerie Brillant du Bic.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

L'épicerie Brillant au Bic est le premier marché d'alimentation du Bas-Saint-Laurent à être touché par la COVID-19. Les propriétaires de l'épicerie racontent comment ils ont vécu cet épisode.

L'un des copropriétaires de l'épicerie Brillant, Dany Roussel, se souvient qu'il a appris tard en soirée que l'un de ses employés a reçu un résultat positif au test de dépistage de la COVID-19.

Un choc, un choc! À 23 h le soir, se faire appeler, on se demande qui appelle, habituellement, ce n'est jamais bon durant le milieu de la nuit.

Dany Roussel, copropriétaire de l'épicerie Brillant

Il raconte que, rapidement, lui et une petite équipe ont appelé, pendant la nuit, la quarantaine d'employés du magasin pour les informer qu'une enquête épidémiologique débuterait le lendemain matin.

Mettons qu'on a mis beaucoup de gens sur le stress durant cette nuit-là et que peu de personnes ont dormi au cours de cette nuit-là, souligne Dany Roussel.

Un employé place des articles sur une tablette de l'épicerie.

L'épicerie Brillant du Bic a pu rouvrir le 22 mai.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Sept employés ont été placés en quarantaine et plus d'une vingtaine ont été testés après cette nuit-là.

La direction de santé publique du Bas-Saint-Laurent a émis un avis de surveillance ciblée à la clientèle du marché, tout en rassurant la population.

Lors d'un point presse, le 21 mai, le directeur de santé publique du Bas-Saint-Laurent, le docteur Sylvain Leduc, affirmait que le risque que d'autres personnes soient contaminées n'a jamais été les clients. Ça a toujours été les employés entre eux.

Selon Sylvain Leduc, les mesures sanitaires mises en place dans les épiceries sont efficaces.

Dès qu'elle sera rouverte, si j'avais à y aller, j'irais sans aucune hésitation.

Sylvain Leduc, directeur de santé publique du Bas-Saint-Laurent

L'épicerie a été nettoyée, même si cette procédure n'est pas obligatoire. La facture s'élève à quelques milliers de dollars.

Dany Roussel souligne que la découverte d'un cas positif parmi ses employés a été vécue comme un choc pour plusieurs.

La maladie ce n'est pas juste physique, c'est psychologique aussi. Pour rassurer nos employés, rassurer nos clients, on a vraiment décidé d'enclencher le nettoyage, soutient-il.

Les propriétaires ont décidé de rémunérer les employés en quarantaine.

On remercie notre employé de l'avoir dit. Ça aurait pu être bien plus grave si on ne l'avait pas dit, si [cette personne] avait continué à travailler.

Dany Roussel, copropriétaire de l'épicerie Brillant

Dany Roussel estime que son magasin n'aurait plus été opérationnel si, par exemple, une dizaine de ses employés avaient été contaminés.

L'épicerie a pu rouvrir deux jours et demi après que le cas ait été déclaré positif.

On voyait la nouvelle à l'extérieur, au loin. Là, ça nous touche directement, affirme le copropriétaire.

Une personne passe à la caisse d'une épicerie.

À travers l'ensemble de la province, plusieurs dizaines d'employés de marchés d'alimentation ont été atteints de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Selon l'Association des détaillants en alimentation du Québec les mesures de sanitaires mises en place dans les marchés d'alimentation depuis le début de la pandémie diminuent les risques de propagation du coronavirus.

Au Québec, 130 cas de COVID-19 ont été déclarés auprès d'employés de marchés d'alimentation.

En tout, 125 000 personnes travaillent dans ce secteur d'activité dans la province.

D’après un reportage d’Isabelle Damphousse

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