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Les salons de coiffure de la région métropolitaine rouvriront à la mi-juin

Un homme se fait couper les cheveux en tenant un masque sur son visage.

Les salons de coiffure font partie des entreprises qui pourront rouvrir leurs portes dès le 15 juin, dans la région de Montréal et dans la MRC de Joliette.

Photo : The Associated Press / MATT BARNARD

Radio-Canada

Coiffeurs, barbiers, esthéticiennes et tatoueurs du Grand Montréal et de la MRC de Joliette pourront rouvrir leurs portes dès le 15 juin, a annoncé Québec vendredi.

Dans un communiqué publié peu de temps avant la conférence de presse quotidienne du premier ministre, le gouvernement précise que les entreprises visées par ce déconfinement progressif pourront rouvrir « à leur rythme », tout en respectant toutes les mesures de prévention nécessaires pour assurer un environnement sécuritaire pour le personnel et pour leurs clients.

Dans cette perspective, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a publié un guide virtuel de normes sanitaires, ainsi qu'une liste de vérification destinée aux employés de ces services.

Toujours par communiqué, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a précisé que le gouvernement souhaitait accompagner les propriétaires d'entreprises dans la mise en place de normes sanitaires appropriées et s'assurer que les activités peuvent reprendre dans les conditions les plus sécuritaires possible pour tous.

L'annonce de vendredi concerne aussi les salons de manucure et de pédicure, les services d'épilation, ainsi que les entreprises de perçage et autres services de soins de la peau.

Ce feu vert à la réouverture a été bien accueilli par Maxime Bellemare, président des salons de barbier KRWN.

Il était temps, on est contents, a-t-il déclaré. Je pense que la société est prête pour cela. Mais c'est beaucoup de logistique, a-t-il ajouté, en parlant des salons qu'il possède également à Québec, où la réouverture se fera à compter de lundi, comme ailleurs dans la province.

Tout le monde court après les masques, tout le monde court après les gants, tout le monde court après tout, a encore indiqué M. Bellemare, en expliquant avoir dû faire des pieds et des mains pour tenter de trouver du matériel de protection pour ses employés et ses futurs clients, dans un contexte où la demande ne faiblit pas, bien au contraire.

C'est quasiment impossible de trouver ce matériel.

Le dirigeant d'entreprise dit souhaiter conserver une certaine familiarité, mais le service de coiffure sera plus protocolaire, du moins pendant les premières semaines suivant la réouverture.

Entre autres dérogations à la « normale », les clients devront porter un masque. Le service de taille de barbe ne sera pas non plus offert, a fait savoir M. Bellemare.

Des vacances pour les infirmières dans Lanaudière

Le premier ministre François Legault s'est rendu vendredi à Joliette, dans la région de Lanaudière, pour faire le point sur l'état de la pandémie de COVID-19.

Lanaudière est la quatrième région la plus touchée par la pandémie, avec près de 4000 cas.

Il y a encore beaucoup de personnes qui sont contaminées, mais la situation est sous contrôle, a déclaré le chef du gouvernement.

M. Legault a par ailleurs indiqué qu'une entente était intervenue entre le CISSS de Lanaudière et deux des trois groupes syndicaux représentant les employés du réseau de la santé, notamment la CSN, pour offrir deux semaines contiguës de vacances payées, et ce, d'ici la fin de septembre.

Au dire du premier ministre, seule la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) exige des vacances contiguës de trois semaines d'ici la fin de septembre.

C'est mathématiquement impossible, a soutenu M. Legault, qui précise que deux offres ont été présentées aux employés : soit accepter une période de deux semaines de vacances d'ici la fin de septembre, soit obtenir trois semaines, mais pour une période allant jusqu'à la mi-octobre.

Une meilleure gestion à Montréal?

Interrogé à propos des doléances de la Dre Mylène Drouin, la directrice régionale de santé publique de Montréal, selon qui la crise sanitaire aurait pu être mieux gérée si la cellule de crise avait été installée à Montréal plutôt qu'à Québec, M. Legault a estimé qu'installer ladite équipe de crise dans la métropole, et non dans la capitale, « n'aurait pas changé grand-chose ».

J'ai de la difficulté à comprendre [les remarques de la Dre Drouin]; je pense que ça a bien été géré, a ajouté le premier ministre, en s'en remettant au Dr Horacio Arruda, le directeur national de santé publique, qui s'est exprimé sur le sujet un peu plus tôt durant la journée.

J'ai parlé avec [la mairesse de Montréal] Valérie Plante, on est tous les deux surpris, a poursuivi M. Legault.

François Legault a toutefois reconnu que l'administration des différentes structures en santé de la métropole pourrait être améliorée, notamment en facilitant la coordination entre les parties prenantes. Pas question de créer une nouvelle structure, a martelé le premier ministre.

Il va falloir trouver une manière pour que les dirigeants des [organisations] travaillent davantage ensemble pour envoyer les employés au bon endroit.

François Legault, premier ministre du Québec

Les soldats resteront-ils?

Le chef caquiste n'a par ailleurs pas eu de confirmation, de la part du gouvernement fédéral, sur la question de savoir si les militaires déployés dans certains CHSLD québécois durement touchés par la pandémie pourront demeurer en poste jusqu'à la mi-septembre, date présumée de la fin du vaste programme de formation des 10 000 préposés aux bénéficiaires supplémentaires que le gouvernement souhaite recruter rapidement.

J'ai senti une plus grande ouverture, nous devons continuer les discussions; j'ai été assez direct avec [le premier ministre du Canada] Justin Trudeau, a mentionné le premier ministre, en précisant qu'il lui avait demandé ce que les militaires canadiens avaient de plus urgent à faire que d'aider dans le contexte de la pandémie.

La veille, il avait lancé que « le Québec payait aussi sa part pour l'armée » après avoir essuyé ce qui ressemblait à une fin de non-recevoir de la part de la Défense nationale à propos de sa requête pour prolonger jusqu'en septembre la mission de quelque 1000 militaires envoyés en renfort au Québec.

Avec les informations de Sébastien Desrosiers

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