•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Baignade en temps de COVID : la sécurité et la qualité de l’eau demeurent une priorité

Une main tient un pot rempli d’eau

Même en période de pandémie, les bureaux de santé publique devront continuer à analyser la qualité des eaux de baignade.

Photo : Radio-Canada

Même si elles n'offrent pas de surveillance des plages pendant la pandémie de COVID-19, les municipalités ontariennes ont encore des responsabilités.

C’est ce qu’affirme Gilles Levasseur, professeur de droit à l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa.

Quand on décide en Ontario d’accepter de jouer dans un lieu public [sans frais d'admission], on assume les risques personnels à moins que la municipalité ait fait une négligence grossière, explique M. Levasseur.

Un homme en veston avec cravate devant des bouleaux.

Selon M. Levasseur, les villes doivent indiquer clairement à l’aide d’écriteaux qu’il n’y aura pas de sauveteurs aux plages cet été.

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Mais les villes sont tenues d’aviser les citoyens s’il y a des risques connus. Gilles Levasseur donne pour exemple un lac où le courant serait fort.

Vous ne pouvez pas laisser les gens présumer du risque, dit-il. Vous devez les informer adéquatement, pas juste par Internet, il faut que le risque soit inscrit sur une affiche sur les lieux.

Une pancarte qui indique en anglais une descente rapide à la plage

Voici un exemple d’écriteau que des municipalités doivent avoir dans les endroits publics pour informer les citoyens du danger potentiel.

Photo : Radio-Canada / Alex Lamic

La Ville du Grand Sudbury assure qu’elle mettra des écriteaux indiquant l’absence de sauveteurs. Elle indique également qu’il y aura des équipements de sauvetage disponibles sur ses plages.

Elle précise aussi dans un communiqué qu’elle ne procédera à aucun contrôle de la sécurité de l’eau. Cela signifie que si une bouteille cassée se retrouve dans l’eau, par exemple, aucun employé municipal ne procédera au nettoyage.

Qualité des eaux de baignade

Gilles Levasseur est catégorique; la santé publique a l’obligation de tester des échantillons d’eau des plages municipales, même durant la pandémie de COVID-19.

M. Levasseur ajoute que les propriétaires de plages - qu'elles soient privées ou publiques - ont la responsabilité d'effectuer un minimum de tâches. Il indique qu'il existe une différence entre avertir le public de l'absence d'un sauveteur et l'avertir d'une contamination de l'eau qui pourrait entraîner des problèmes de santé publique.

Si vous me dites qu’on peut aller se baigner sur ma propriété, vous avez un minimum d’entretien de l’usage, explique M. Levasseur. Il y a une différence entre un sauveteur où est-ce qu’on est averti, et savoir que l’eau pourrait être contaminée qui amène d’autres problèmes de santé publique.

Le décret des mesures d’urgence de l’Ontario suspend une série de règlements dans la province.

Un pancarte devant une plage indiquant que la baignade est interdite

Les tests bactériologiques pour analyser la qualité de l’eau de baignade reprendront cet été même si des plages municipales ne seront pas surveillées.

Photo : Radio-Canada / CBC

Les bureaux de santé publique continueront d’effectuer des analyses d’échantillons d’eau, en conformité avec le protocole du ministère de la Santé et des Soins de longue durée concernant l’utilisation de l’eau à des fins récréatives.

Mais les citoyens doivent s’attendre à un service moins fréquent.

À cause de la COVID-19 et à cause du fait que certains de nos inspecteurs sont redéployés, la fréquence d'analyse de certaines plages sera réexaminée, dépendant des résultats des années précédentes et des circonstances spécifiques, a expliqué Ashley Derocchis de Santé publique Sudbury et districts.

Selon le protocole en place, la santé publique a l’obligation de faire une étude annuelle et d’examiner des données avant l’ouverture des plages.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Les inspections se font de la mi-juin à la fin août. Même si les plages sont ouvertes, sachez que la qualité de l’eau n’a pas encore été analysée, prévient-elle.

Toujours selon le protocole, la santé publique doit divulguer l’état de la qualité de l’eau des plages au moins une fois par semaine pendant la période d’exploitation.

Les analyses peuvent se faire une fois par mois, si la plage a un bon historique d’échantillonnage, précise Mme Derocchis.

Les résultats d’inspection doivent comprendre notamment comme information :

  • Le nom et l’adresse de la plage publique
  • La date de révision de l’état de la plage publique
  • Le type d’inspection
  • L’état de la plage publique (qualité de l’eau de baignade)

En cas de plaintes d’un citoyen, la santé publique a 24 heures pour ouvrir une enquête et prélever de nouveaux échantillons.

Le ministère ontarien de la Santé confirme que les bureaux de santé publique devront continuer à remplir leurs obligations en vertu du Protocole d'utilisation de l'eau à des fins récréatives pendant la pandémie de COVID-19, dont celles liées à l'évaluation et l'inspection des infrastructures récréatives et les plages publiques.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nord de l'Ontario

Coronavirus