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Cyberpunk2077 : le système de classement défendu, mais appel au rôle des parents

Plusieurs personnes se promènent dans une ville fictive du jeu vidéo Cyberpunk2077.

Un extrait du jeu vidéo Cyberpunk2077

Photo : YouTube

Les critiques à l'endroit du contenu du jeu vidéo Cyberpunk2077, dont la sortie est prévue cet automne, suscitent la controverse. Des intervenants de l'industrie défendent le système de classement, tout en appelant à la responsabilité des parents.

Vendredi, le Centre Cyber-Aide a interpellé le premier ministre François Legault dans une lettre ouverte concernant la sortie de Cyberpunk2077 de CD Projekt, qui est classé 17 ans et plus.

Le jeu, dont la conception a débuté en 2012, est très attendu par les amateurs. Il sera en vente dès le 17 septembre 2020 au Québec sur PC, PlayStation 4 et Xbox One.

La directrice générale du Centre Cyber-Aide, Cathy Tétreault, déplorait la présence de contenus inappropriés comme de la violence, de la nudité et de la prostitution.

Rapidement, des amateurs et des membres de l'industrie ont réagi sur les réseaux sociaux. Le développeur et chroniqueur pour M2 Gaming Canada, Patrick Tremblay, croit que l’Entertainment Software Rating Board (ESRB), qui évalue à quel âge convient chaque jeu vidéo, a fait son travail en signalant notamment la présence d'images destinées à un public mature.

Je peux comprendre très bien, mais il faut garder comme optique, autant un jeu vidéo qu’un film ou une série télé, ce n’est pas forcément la réalité, justement c’est du fantastique, précise-t-il, soulignant que le jeu se déroule dans un univers futuriste.

Il n'y a rien là-dedans qui est réellement humain en soi, parce que c’est des androïdes, pour la plupart, ou des gens qui ont été modifiés. Le contexte n’amène pas à la réalité actuelle.

Patrick Tremblay

Dans Cyberpunk2077, le joueur se retrouve dans la peau d'un mercenaire qui doit trouver la clé de la vie éternelle dans les rues de Night City. La moindre ficelle tirée, ça va faire un effet papillon dans le jeu, explique-t-il.

Geralt de Rive, le personnage principal du jeu The Witcher 3, sort son épée. C'est un homme musclé aux cheveux blancs longs.

« The Witcher » est aussi un jeu vidéo produit par la compagnie polonaise CD Projekt.

Photo : CD Projekt

Le rôle des parents

Le chroniqueur de jeux vidéo Steeve Tremblay comprend les inquiétudes de certains. Il admet qu'il n'est pas nécessaire de sombrer dans la violence extrême, mais il déplore que les jeux vidéo soient si souvent montrés du doigt comparativement aux films ou aux séries télé, par exemple.

Je suis un peu mitigé, je trouve ça poche que le jeu vidéo mange la claque encore, mais d’un autre côté, je trouve que t’as pas besoin en tant que développeur ou créateur [...] de faire si loin dans la violence pour faire un bon jeu, dit le père de famille.

Toutefois, il croit, comme plusieurs, que les parents ont leur rôle à jouer. Je sais que même si c’est écrit 18 ans sur la boîte, je ne suis pas naïf, j'ai des ados à la maison, je sais bien que des jeunes en bas de 18 ans vont jouer à Cyberpunk2077, ajoute M. Tremblay.

Sensibiliser les jeunes

Patrick Tremblay a une fille de 14 ans et un garçon de 12 ans. Il y a quelques années, il avait d'ailleurs permis à son fils, en sa présence, de jouer à Grand Theft Auto V, aussi classé 17 ans et plus.

Après quelques heures avec lui, on a eu une mission où il devait rentrer dans un bar de danseuses pour aller amadouer une danseuse, à ce moment-là ç'a été non, raconte-t-il.

Art jeu Grand Theft Auto V.

Ce jeu est aussi classé 17 ans et plus.

Photo : Rockstar Games

Il pense que le rôle du parent est de superviser son enfant.Si un parent décide de dire à son enfant qui a 7-8-9-10 ans : "oui, t’as le droit de jouer à ce jeu-là", le problème ne vient pas directement du jeu, mais plutôt du parent qui a fait un bad parenting en permettant à son enfant de pouvoir jouer.

Selon Steeve Tremblay, il faut faire confiance aux jeunes. Ils sont quand même exposés à ça, c’est quand même dommage, mais en même temps, les jeunes sont intelligents, ils savent faire la part des choses.

Il est dans l’intérêt à tous de sensibiliser et d’informer les différentes clientèles sur les bonnes pratiques et en se fiant aux systèmes de régulations mis en place.

Andrée-Anne Pelletier, directrice des communications et relations publiques

De son côté, la Guilde du jeu vidéo du Québec, qui représente les studios basés au Québec, ne commente pas directement Cyberpunk2077, mais encourage et prône de bonnes pratiques saines et sécuritaires dans le respect des individus et surtout sous supervision des parents, écrit la directrice des communications et relations publiques, Andrée-Anne Pelletier.

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