•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les écrivains et écrivaines solidaires du cri du cœur du milieu des arts vivants

À l'avant-plan, un livre ouvert devant une bibliothèque bien remplie.

Les librairies et bibliothèques rouvrent au Québec, mais de nombreux auteurs et autrices tirent une part importante de leurs revenus d'activités autres que la vente de leurs livres.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

La présidente de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ), Suzanne Aubry, a tenu à donner son appui aux centaines d’artistes en arts vivants qui ont signé une lettre accusant le ministère de la Culture du Québec d’être inactif dans la crise actuelle.

Dans cette missive publiée mardi, le directeur artistique du Théâtre de Quat’Sous, Olivier Kemeid, s’insurge à juste titre contre le silence du Ministère sur le sort réservé aux créateurs et aux artistes des arts vivants comme le théâtre et la danse depuis le début de la pandémie, écrit Mme Aubry dans un texte mis en ligne sur le site web de l’UNEQ vendredi.

Les écrivaines et les écrivains sont solidaires de ce cri du cœur et de l’âme des artistes des arts vivants, poursuit-elle.

Suzanne Aubry a aussi expliqué qu’il n’y avait pas que les artistes de scène qui souffraient du confinement : de nombreux auteurs et autrices ont vu des activités constituant des sources importantes de revenus être annulées jusqu’à nouvel ordre.

Suzanne Aubry.

L'autrice et présidente de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois, Suzanne Aubry

Photo : Julien Faugère

Malgré la réouverture des bibliothèques et des librairies, la publication d'une œuvre n’est qu’une des facettes du métier pour les écrivaines et écrivains.

S’il est vrai que l’écriture exige de l’isolement (pour nous, le confinement n’a rien de nouveau) et que la publication d’un livre est l’aboutissement de plusieurs années d’efforts, il est tout aussi vrai que nous donnons une deuxième vie à nos œuvres en les présentant au public.

Suzanne Aubry explique que les tournées dans les écoles, les conférences ou les lectures publiques sont une façon pour les autrices et auteurs de bonifier les revenus découlant de leur plume. Toutes ses activités ont dû cesser en mars dernier, et on ne sait toujours pas quand elles pourront reprendre.

L’UNEQ réitère l’une des demandes formulées plus tôt cette semaine par les signataires de la lettre d’Olivier Kemeid : le soutien des deux paliers de gouvernement au-delà des quatre mois prévus par la Prestation canadienne d’urgence (PCU).

Nous continuerons à revendiquer des mesures concrètes pour que ce soutien se poursuive, car la pandémie risque de rester dans notre paysage pendant un temps indéterminé, et les artistes doivent pouvoir vivre décemment durant cette période difficile, à l’instar de tous les autres citoyens, affirme Suzanne Aubry.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Livres

Arts