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Marie Laberge touchée que François Legault ait cité son livre Traverser la nuit

L'autrice Marie Laberge en régie du studio 17 de Radio-Canada.

L'autrice Marie Laberge

Photo : Radio-Canada / Martin Ouellet

Radio-Canada

Alors que François Legault s’affaire depuis quelques semaines valoriser le métier des personnes préposées aux bénéficiaires tant dans les hôpitaux que dans les CHSLD, le premier ministre du Québec a suggéré jeudi à la population de lire Traverser la nuit de Marie Laberge. Une mention qui touche l’autrice, qui était invitée à l’émission Tout un matin, vendredi.

Ça fait plaisir, et d’autant plus que pour moi, n’importe quel dirigeant du pays qui cite de la littérature et qui a recours à l’art pour exprimer quelque chose, c’est toujours rassurant, a-t-elle confié.

L’autrice explique qu’elle a carrément été « mitraillée » d’alertes sur son téléphone tout de suite après que François Legault eut fait cette proposition de lecture à sa conférence de presse.

Je me suis dit : “coudonc, il se passe quelque chose quelque part!”

La beauté dans la vieillesse

Dans le récit de Traverser la nuit, il est notamment question de deux femmes dont les destins se croisent : Emmy et Jackie. 

La première est une femme « abandonnée à la naissance » et « maltraitée par les gens et par la vie », rappelle Marie Laberge. Mais qui ne s’en préoccupe pas plus que ça. Elle est préposée – et elle une très bonne préposée. Cette dernière rencontre Jackie, une résidente dans un [foyer] privé, en perte d’autonomie physique, « mais en grande forme mentale ».

C’est une chialeuse et une femme qui n’a pas la langue dans sa poche!, explique Marie Laberge.

Elle ajoute que les deux caractères de ses protagonistes principales, totalement à l’opposé l’une de l’autre, « se mettent en amitié et en relation de respect ».

François Legault a parlé du roman de Marie Laberge alors qu’il souhaite pouvoir attirer 10 000 aspirants et aspirantes à la profession pour les former cet été.

En entrevue avec l’autrice, l’animateur Patrick Masbourian soulignait que c’était justement l’objectif du premier ministre que d’obtenir un plus grand bassin de ces travailleurs et travailleuses, notamment pour que les personnes résidant dans les CHSLD ou les foyers privés puissent tirer profit d’une complicité et d’une relation comme celle évoquée dans le livre de Marie Laberge.

Ce n’est pas la première fois que l’autri explore cette idée d’accompagner les gens laissés à eux-mêmes dans son œuvre.

Et même si elle aborde des thèmes assez sombres, reliés entre autres au vieillissement, à l’isolement, à l’affaiblissement, à la mort, aussi, Traverser la nuit a été cité par François Legault pour « sa lumière ».

Cette lumière, elle est faite de la vie, de la curiosité, du désir. À mon avis, vieillir c’est quand même être dans la vie. Le mot "vie"est pratiquement dedans. Nous sommes dans une société extrêmement dure envers tout ce qui se flétrit. Comme si une ride pouvait être quelque chose de rebutant.

Marie Laberge

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