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Michèle Bélanger à la retraite après 41 ans avec les Varsity Blues

Une entraîneuse donne des directives aux joueuses de son équipe de basketball universitaire.

La pause due à la pandémie du coronavirus a convaincu la Franco-Ontarienne de prendre sa retraite.

Photo : Courtoisie : Université de Toronto/Seyran Mammadov

Il y a un an, Michèle Bélanger ne se disait pas prête pour la retraite. Cette fois, l’entraîneuse en chef de l’équipe de basketball féminine de l’Université de Toronto a tranché.

Elle accrochera son sifflet le 1er juillet, et ce, après 41 saisons qui ont fait d’elle une icône du sport universitaire au Canada.

C’est la pause due à la pandémie du coronavirus qui l’a convaincue de passer à la prochaine étape.

Le COVID m'a donné la chance de voir ce que c'était de ne pas aller à l'ouvrage tous les jours, raconte la principale intéressée qui est aujourd'hui âgée de 65 ans. Ça m'a donné le temps de faire une réflexion et je me suis dit ''Tu sais quoi? J'aime ça être à la maison!''

La Franco-Ontarienne de Timmins ne conserve qu'un mince regret. En raison de la nature cyclique du sport universitaire, elle ne pourra voir les recrues grandir sous son aile puisqu'une nouvelle cohorte s'amène tous les ans.

Je vais toujours les suivre. Toujours, toujours. Elles sont proches de mon cœur. Je vais regarder les matchs à la télévision ou par Internet. Je vais me tenir au courant de leurs progrès, assure-t-elle.

L'entraîneuse de basketball ne sait pas ce que lui réserve l'avenir. Voyager avec son mari – qui prendra sa retraite l'année prochaine – fait partie de ses ambitions, mais cela pourrait s’avérer difficile au courant des prochains mois.

D'ici là, elle ne ferme la porte à aucune option.

On dit toujours, quand on prend sa retraite, qu'on ne refuse rien : tu saisis chaque opportunité qui s'offre à toi. Je n'ai aucune idée de ce que je vais faire ni même si je vais faire quelque chose!

Michèle Bélanger, entraîneuse des Varsity Blues de l'Université de Toronto depuis 1979

Une carrière sans pareil

Mme Bélanger avait été engagée pour la saison 1979-1980 à l’âge de 24 ans, même si elle n’avait encore jamais été entraîneuse. Comme joueuse, elle avait d’abord fait partie de la formidable équipe de basketball de l’Université Laurentienne qui a gagné quatre titres nationaux de suite lors des années 70.

Elle se retire finalement comme étant l’entraîneuse qui a cumulé le plus d’années de service derrière le banc d’une équipe féminine au pays. Seul Steve Konchalski, de l’Université Saint-Francis-Xavier, en Nouvelle-Écosse, peut dire qu’il a fait mieux, hommes et femmes confondus. Il dirigera l’équipe de basketball masculine pour une 45e et dernière saison en 2020, si la pandémie le lui permet.

J'ai toujours cru que je voulais rester avec les femmes. J'ai vraiment aimé l'Université de Toronto, ça m'a fait un gros plaisir d'être avec eux pour 41 ans, explique-t-elle. Je n'ai jamais pensé à aller nulle part ailleurs, sauter avec les garçons ou même chez les pros. Jamais, jamais.

Au fil de sa carrière, Mme Bélanger a été nommée entraîneuse de l’année à huit reprises en Ontario, en plus de remporter neuf titres provinciaux avec ses Varsity Blues, le dernier remontant à 2002.

À titre d'entraîneuse adjointe, elle a également aidé l'équipe canadienne à obtenir une médaille d'argent lors des Universiades d'été de 2015 à Gwangju, en Corée du Sud. Il s'agit du meilleur résultat de l'histoire du programme.

La plus belle réalisation de sa carrière demeure le fait d’avoir mené l’équipe de basketball féminine de l’Université de Toronto à un tout premier titre national en 1986 – et le seul de l’équipe à ce jour. L'équipe s'est inclinée en finale en 1994 et 1996.

Il n'y a pas de moment plus important qu'un autre pour moi. J'imagine que quand on m'a donné une chance à 24 ans, à une fille qui ne connaissait pas grand-chose au coaching, ça restera aussi assez spécial pour moi, indique-t-elle, humblement.

Mme Bélanger, qui s’est toujours battu pour la place des femmes dans le sport de haut niveau, espérait voir une femme la remplacer. Son souhait a été exaucé, jeudi. Son adjointe, Tamara Tatham, a été nommée entraîneuse en chef par intérim. L'Université de Toronto assure qu'elle sera derrière le banc de l'équipe pour la totalité de la saison 2020-2021.

Des entretiens auront lieu au printemps 2021 pour trouver un remplacement permanent, indique-t-on.

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