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Les services de garde de l'Île-du-Prince-Édouard pourront accueillir plus d'enfants

Photo: Radio-Canada / Ivanoh Demers
Photo génériques pour illustrer les garderies au Québec. 

Photo prise dans une garderie à Montréal, Québec, Canada

Sur la photo: (Gauche à droite)

LE 4 JUIN 2019 2019/06/04

Le nombre maximal d'enfants autorisés dans un groupe préscolaire passera donc de 4 à 7, et le nombre d'enfants dans un groupe d'âge scolaire, de 4 à 14.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

François Pierre Dufault
Julien Lecacheur

Les autorités de la santé à l'Île-du-Prince-Édouard permettront aux services de garde d'accueillir davantage d'enfants à compter du 1er juin prochain, dans le cadre de la troisième phase du plan de déconfinement de la province.

L’allègement des mesures de confinement liées à la pandémie de la COVID-19 fait en sorte que le plafond de 20 personnes par garderie agréée sera supprimé. Le nombre maximal d'enfants autorisés dans un groupe préscolaire passera donc de 4 à 7, et le nombre d'enfants dans un groupe d'âge scolaire, de 4 à 14.

Les nourrissons pourront également retourner dans les services de garde.

Par contre, les règles entourant l'éloignement physique resteront en place jusqu'à nouvel ordre. Les pratiques de dépistage de la COVID-19 seront aussi maintenues. Il n'y aura aucun mélange de groupes. De plus, les contacts physiques devront être réduits au minimum lorsque les parents déposeront et récupéreront leurs enfants dans les garderies.

Nous avons la chance, à l'Île-du-Prince-Édouard, de pouvoir renouveler en toute sécurité de nombreux services qui sont très importants pour les enfants et les parents qui travaillent, a déclaré Brad Trivers, le ministre insulaire de l'Éducation, jeudi après-midi.

La médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Heather Morrison, estime qu'il est sécuritaire à ce moment-ci de permettre aux services de garde d'accueillir davantage d'enfants.

Trois enfants de plus [par groupe préscolaire], ça ne semble pas être un grand nombre, mais ça va permettre aux services de garde d'augmenter leur capacité d'accueil.

Dre Heather Morrison, médecin hygiéniste en chef de l'Île-du-Prince-Édouard

Toutefois, l'opposition officielle à Charlottetown dit s'inquiéter pour le développement des enfants au fur et à mesure que la capacité d'accueil des garderies augmente.

L'espace demeure limité. J'entends toutes sortes d'histoires au sujet d'enfants à qui on dit de rester dans leur coin. Ce n'est pas une critique du travail des éducatrices. C'est le système dans lequel elles travaillent, affirme la députée verte Karla Bernard. Les jeunes enfants ne peuvent pas comprendre ce qui se passe. Ils pensent qu'ils sont punis pour avoir fait quelque chose de mal.

Depuis leur réouverture, les centres de la petite enfance (CPE) de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard accueillent environ 55 enfants. Avec l'arrivée de la troisième phase du plan de déconfinement, les cinq services de garde se préparent à accueillir jusqu'à deux fois plus d'enfants au niveau préscolaire, et jusqu'à trois fois plus d'enfants au niveau scolaire.

L'organisation qui chapeaute les CPE francophones estime qu'elle a le personnel nécessaire pour passer de façon graduelle à la prochaine étape de déconfinement.

On prend ça au fur et à mesure. Ça pourrait prendre quelques semaines avant qu'on atteigne notre capacité d'accueil, explique Kathleen Couture, la directrice générale de l'Association des CPE de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard.

La priorité, pour les CPE de langue française, est de fournir des services de garde aux travailleurs essentiels et aux personnes qui ne peuvent pas travailler à partir de leur domicile.

Kathleen Couture croit que le déconfinement s'organise de manière sécuritaire dans les services de garde. La garantie qu'on a, si jamais la COVID-19 revient à l'Île-du-Prince-Édouard, c'est que toutes ces règles vont changer à nouveau. À n'importe quel moment, on pourrait revenir à la phase 1 ou la phase 2 [du plan], précise-t-elle.

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Santé publique