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André Boisclair s'est rendu de lui-même dans un poste de police de Montréal

Portant un masque, M. Boisclair regarde au loin.

De nombreux journalistes attendaient André Boisclair à sa sortie du poste de police, vendredi avant-midi.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

L’ancien chef du Parti québécois André Boisclair s’est rendu à la police, vendredi matin, en vertu du mandat d’arrêt qui a été délivré contre lui pour répondre à des accusations d'agression sexuelle.

André Boisclair, qui était jusqu’à tout récemment directeur général de l'Institut du développement urbain du Québec, s’est présenté de lui-même au Centre opérationnel de l’est du Service de police de la Ville de Montréal.

Les faits qui lui sont reprochés par la victime, dont l’identité est protégée, se seraient déroulés vers ou le 8 janvier 2014, selon l'acte d'accusation déposé au palais de justice de Montréal.

Une autre personne, dont on ne connaît pas l'identité, aurait pris part à l'agression.

Andre Boisclair s'est présenté au Centre opérationnel de l’est du SPVM vers 8h, vendredi matin. On le voit ici à sa sortie, quelques heures plus tard.

Andre Boisclair s'est présenté au Centre opérationnel de l’est du SPVM vers 8h, vendredi matin. On le voit ici à sa sortie, quelques heures plus tard.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Deux chefs d'accusation

D'après l'acte d'accusation, André Boisclair devra répondre à une accusation d'agression sexuelle avec la participation d'une autre personne ainsi qu'à une accusation d'agression sexuelle avec une arme. S'il est reconnu coupable, M. Boisclair pourrait écoper d'une peine de 14 ans de prison.

Une condamnation pour ces crimes pourrait, de plus, lui valoir l’inscription de son nom au registre des délinquants sexuels.

Confronté à ces accusations, André Boisclair a démissionné de ses fonctions de directeur général de l'Institut du développement urbain du Québec, selon ce qu'a indiqué jeudi l'organisation, qui représente les intérêts des promoteurs immobiliers. Il occupait ce poste depuis juin 2016.

En février 2018, André Boisclair avait plaidé coupable d’avoir conduit avec les facultés affaiblies, pour des événements remontant à novembre 2017. Il avait été condamné à payer une amende de 2000 $ et à ne pas conduire un véhicule pendant un an.

Élu pour la première fois en 1989 à l'âge de 23 ans, André Boisclair a occupé plusieurs ministères au cours de sa carrière.

Devenu chef du PQ en 2005, il a quitté ses fonctions quelques mois après la défaite de son parti aux élections de mars 2007. Son passage à la tête du parti n'a pas été de tout repos dans la mesure où il avait été contraint en septembre 2005 d'admettre publiquement qu'il avait consommé de la cocaïne.

En novembre 2012, le gouvernement de Pauline Marois l'a nommé délégué général du Québec à New York, poste qu'il a occupé jusqu'en septembre 2013.

M. Boisclair a été député de Gouin une quinzaine d’années avant de représenter, quelques années plus tard, la circonscription de Pointe-aux-Trembles.

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