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Une marche pour assouplir les mesures entre le Témiscouata et le Nouveau-Brunswick

Les participants souhaitent des mesures sanitaires plus permissives à la frontière.

Point de contrôle à Edmundston à la frontière québécoise.

Le point de contrôle d'Edmundston, à la frontière avec le Québec (archives)

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Une marche aura lieu à la frontière entre le Témiscouata et le Nouveau-Brunswick, dimanche, afin que les autorités provinciales soient plus permissives en ce qui a trait aux déplacements entre ces deux secteurs.

La marche, qui devait d'abord avoir lieu des deux côtés de la frontière, ne se déroulera finalement que du côté québécois.

La coorganisatrice de cette marche, Fanny Beaulieu-Levesque, croit que les autorités néo-brunswickoises seraient trop sévères à l'égard des participants. Avec l'histoire de l'éclosion dans le coin de Campbellton, on ne veut pas que les marcheurs aient des tickets. Bon, il y en a qui veulent se présenter quand même à la frontière, mais j'espère que tout se passera bien pour eux. De notre côté, on continue l'organisation seulement pour le côté québécois, dit-elle.

Quoi qu'il en soit, Fanny Beaulieu-Levesque estime que les mesures doivent être assouplies entre le Québec et le Nouveau-Brunswick.

La jeune femme, qui habite au Témiscouata mais est née au Nouveau-Brunswick, explique qu'il devient de plus en plus difficile de garder les deux communautés séparées.

De un, ce serait plutôt ironique que la frontière avec les États-Unis ouvre avant celle avec le Nouveau-Brunswick. [...] De deux, nos liens sociaux et économiques avec le Madawaska sont très forts.

Fanny Beaulieu-Levesque, coorganisatrice de la marche de solidarité interprovinciale
Point de contrôle à Edmundston à la frontière entre le Nouveau-Brunswick et le Québec.

Point de contrôle à Edmundston, à la frontière entre le Nouveau-Brunswick et le Québec (archives)

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Du même souffle, Mme Beaulieu-Levesque dit être la première à comprendre pourquoi des citoyens sont inquiets d'une réouverture de la frontière séparant Dégelis et Edmundston. Je suis empathique, oui, bien sûr! Je comprends que les gens aient peur à une éclosion. Mais je pense aussi que, si on respecte toutes les règles d'hygiène et de distanciation, on est capable de recommencer à aller de part et d'autre de la frontière, plaide-t-elle.

Les maires ambivalents face à la réouverture des frontières

De son côté, le maire de Dégelis, Normand Morin, est ambivalent à l'égard de cette marche citoyenne. Les gens ont le droit de manifester leur opinion. [...] Je pense aussi que, si les frontières avec les États-Unis et l'Île-du-Prince-Édouard finissent par s'ouvrir, il serait logique et normal que ce soit la même chose pour le Québec, explique-t-il.

Toutefois, il insiste pour se montrer solidaire des membres de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL). Dernièrement, la Table, dont je fais partie, a demandé à ce que la frontière séparant le Bas-Saint-Laurent de Chaudière-Appalaches soit maintenue. Je nous vois mal demander la levée des mesures à la frontière du Nouveau-Brunswick, dans ce cas, dit le maire Morin, qui ne sera pas présent à la marche de dimanche.

Tout comme M. Morin, le maire d'Edmundston, Cyrille Simard, se montre mi-figue, mi-raisin face à la tenue de cet événement.

On a vu que la marche entre Campbellton et Pointe-à-la-Croix n'a rien changé aux décisions de la santé publique. Je sais pas. Je pense que c'est bon à diviser davantage la population sur une question sensible. On le remarque, les gens sont à fleur de peau.

Cyrille Simard, maire d'Edmundston

Cela dit, à l'instar du maire de Dégelis, il est d'avis que certaines mesures pourraient être prises pour faciliter le passage d'une province à l'autre. Il est possible qu'on ait à réfléchir sur les zones transfrontalières où il y a des liens de proximité importants. [...] Je n'ai pas de solution comme telle, mais je me dis qu'à travers le monde, il y a d'autres frontières où on a réussi à mettre en place des zones tampons, où les gens peuvent circuler de manière plus libre, conclut le maire d'Edmundston.

Un homme assis à une table regardant la caméra.

Le maire d'Edmundston, Cyrille Simard

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

La marche de solidarité aura lieu dimanche à 13 h, sur la piste cyclable longeant l'autoroute 85. Ses organisateurs demandent aux manifestants de respecter les consignes de distanciation et d'hygiène, et recommandent le port du masque.

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