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Une militaire de Gatineau témoigne de sa réalité au sein d’un CHSLD

La militaire de Gatineau veut apporter un soutien aux personnes vulnérables.

Capture d'écran de la femme en uniforme de soldat avec la croix rouge au bras gauche, lors d'une entrevue Facetime.

La caporal-chef Anne-Catherine Thibault, technicienne médicale dans les forces armées canadiennes est déployée depuis 3 semaines au CHSLD Réal-Morel de Verdun.

Photo : Radio-Canada

Appelés en renfort pour donner un coup de main dans les résidences pour aînées du Québec et de l’Ontario qui font face à de graves dysfonctionnements depuis le début de la pandémie de COVID-19, des militaires des Forces armées canadiennes se sont retrouvés du jour au lendemain dans un terrain de combat inusité prêt à faire la guerre à un ennemi invisible pour sauver des personnes vulnérables.

Parmi ces combattants, se trouve la Gatinoise Anne-Catherine Thibault, technicienne médicale dans les Forces armées canadiennes qui prête main-forte depuis trois semaines au sein d’un CHSLD de la région de Montréal en proie à de grandes difficultés.

La caporale-chef Thibault qui est venue pallier le manque de personnel au sein de cette résidence de soins de longue durée s’est retrouvée à nettoyer, nourrir et apporter du soutien aux personnes âgées souvent en détresse face à cette épidémie.

« Notre tâche principale c’est de prendre soin des usagers [...].On fait aussi des tâches connexes comme faire du nettoyage, on prépare des repas pour eux, pour les nourrir, les abreuver. Je travaille de nuit alors je fais beaucoup de mobilisations pendant la nuit pour nous assurer qu’ils ne font pas de plaies de lit et puis on est surtout là pour les rassurer, pour parler avec eux et être à leur écoute », indique-t-elle.

La capitaine en uniforme bourgogne porte le masque, une visière et des gants alors qu'elle apporte des soins à un patient que l'on ne peut identifier.

Notre tâche principale est de prendre soin des usagers, indique la caporale-chef Anne-Catherine Thibault.

Photo : Forces armées canadiennes / Caporal Genevieve Beaulieu

Anne-Catherine Thibault qui est aussi conseillère en discipline auprès des cadets du Régiment de Hull explique que la présence des militaires a permis au personnel de « souffler un peu ». 

Le manque de travailleurs est un mal criant et représente selon elle le principal défi des résidences pour aînées particulièrement touchées par le coronavirus. Toutefois, trois semaines après son arrivée, la situation semble s'être améliorée car le retour des travailleurs se fait progressivement au cours des derniers jours.

« On voit du personnel régulier revenir au travail puis qui sont contents de voir que les résidents sont en bonne main et que la routine commence à se réinstaller », constate-t-elle.

Nouer des amitiés

Alors qu’en Outaouais, un travailleur de la santé a perdu la vie, jeudi, après avoir contracté la maladie dans un CHSLD, la caporale-chef, ne souhaite pas penser à cette réalité-là et veut plutôt continuer à apporter son renfort aux personnes vulnérables. 

« J’aime autant ne pas penser à ça. Moi, je suis là pour faire un travail et contribuer au bien-être des personnes âgées, je me concentre plutôt sur cette tâche-là ».

L'abnégation de la Gatinoise pour sa mission vient du sentiment qu’elle « se sent utile » en ces temps de pandémie. Elle dit aussi recevoir beaucoup de soutien de sa famille bien que celle-ci se trouve loin d’elle.

Un groupe de soldats en uniforme de combat, portant un masque chirurgical, arrivent au centre de formation avec leurs bagages.

Des membres réservistes appartenant au 35e Groupe Brigade du Canada arrivant afin de recevoir leurs formations de soins aux aînés dans le cadre d’Opération LASER .

Photo : Forces armées canadiennes / Aviateur Zamir Muminiar

Cette expérience laissera aussi une grande marque chez la militaire qui a noué de nombreuses amitiés depuis le début de son déploiement au sein d’un CHSLD et qui dit avoir beaucoup appris de cette aventure. Elle en gardera surtout « les nouvelles amitiés c’est certain autant dans les forces armées que dans le civil » raconte-t-elle.

« Ça nous fait grandir en tant que personne de voir aussi le futur des aînées, de voir aussi mes parents comment je vais en prendre soin de commencer à prévoir pour le futur puis d'amener des solutions pour pouvoir régler ça. »

Avec des informations de Mathieu Nadon

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Ottawa-Gatineau

Santé publique