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3 heures perché dans un arbre pour éviter de se faire dévorer par un ours

Un ours noir, sur des roches avec un boisé en arrière-plan.

Les attaques d'ours noirs prédateurs sont très rares, estime un professeur de l'Université de Calgary.

Photo : iStock

Radio-Canada

Un joggeur de la communauté de Hills dans les Kootenay en Colombie-Britannique est soulagé d’avoir échappé à un ours noir au comportement prédateur.

Francis Levasseur courrait sur un sentier isolé durant la longue fin de semaine du mois de mai, lorsqu’il a remarqué l’ours qui traversait le sentier une centaine de mètres plus loin.

L'homme s'est arrêté, mais comme l'ours ne semblait pas réagir à sa présence, il a poursuivi son chemin. C'est à ce moment que l’ours noir s’est intéressé à lui et s'est approché.

L'ours est revenu sur le sentier, puis il m'a regardé et a commencé à marcher vers moi.

Francis Levasseur

Je suis déjà tombé nez à nez avec des ours, mais je n’ai jamais vu un tel comportement, a-t-il ajouté.

Il précise qu’il n’a pas couru, car il souhaitait éviter que l'animal le considère comme une proie, ajoutant qu’il n'avait pas de nourriture sur sa personne.

Il s'est mis à hurler, à faire du bruit et à agiter ses mains en l'air pour essayer d'avoir l'air plus gros et menaçant. Plutôt que d'être effarouché, l'animal a chargé sur lui.

J'ai pensé : "eh bien, je dois faire quelque chose, sinon je vais me faire tuer".

Francis Levasseur

Suivant son instinct, il s'est retrouvé perché dans un arbre. Loin de se décourager, l'ours a tenté de grimper sur un arbre à proximité. Francis Levasseur a continué à crier et à secouer son perchoir pour effrayer l'animal.

Un prédateur persistant

L'ours s'est éloigné et, quinze minutes plus tard, convaincu que son stratagème avait fonctionné, le coureur s'est senti suffisamment en sécurité pour quitter son arbre.

Or, l'ours est revenu en courant et Francis Levasseur a dû regagner son arbre se perchant cette fois-ci à environ six mètres du sol.

L'ours est parti et pendant les deux heures qui ont suivi, il est revenu toutes les 10 minutes.

C'était vraiment, vraiment horrible. Je me suis dit que j’allais mourir de la pire mort - en étant déchiqueté par un ours. Une pensée très désagréable.

Francis Levasseur

Finalement c'est Mat Phillips, le chef des services d’urgences de Hills, qui est venu à son secours. De sa maison avoisinant le sentier, il a entendu les hurlements de Francis Levasseur et est allé voir ce qui se passait.

Quand il est arrivé sur place, l'ours n'était pas là. Francis Levasseur est donc rapidement descendu de l’arbre. Dans sa hâte, il a sauté au sol alors qu'il était encore en hauteur. Mat Philips l’a reconduit en dehors de la forêt.

J'étais un peu meurtri le lendemain matin, à cause de ma chute, mais au moins j'étais vivant et en un seul morceau.

Francis Levasseur

Comportement rare

Le service d’urgence a fait appel au biologiste spécialiste des ours Wayne McCrory. Francis Levasseur, Mat Phillips et le biologiste sont retournés sur les lieux de l’incident.

Wayne McCrory a déterminé qu'il n'y avait ni ourson ni proie dans la région. Il a conclu que l'ours avait poursuivi Francis Levasseur en tant que prédateur et non pour protéger ses rejetons ou une source de nourriture.

Les attaques d'ours noirs prédateurs contre les humains sont extrêmement rares, selon la Valhalla Wilderness Society.

Une étude de Stephen Herrero, un professeur d'écologie à l'Université de Calgary, a révélé qu'en tout 56 personnes ont été tuées par des ours noirs prédateurs depuis 1900 dans toute l'Amérique du Nord.

La plupart de ces attaques ont été menées par des mâles adultes.

Une autre étude du même chercheur indique que la plupart des attaques d'ours peuvent être évitées en utilisant un gaz poivré anti-ours.

Mercredi, les agents de conservation de la faune n'avaient pas encore été en mesure de localiser l'ours.

Avec les informations de CBC

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Colombie-Britannique et Yukon