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L'idée d'interdire le stationnement de nuit près des résidences rassure les citoyens du Vieux-Hull

Des bouteilles d'alcools sur une tablette dans un bar.

Les bars du Vieux-Hull à Gatineau doivent fermer à 2 h depuis plus de 20 ans.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

L’idée d’interdire le stationnement la nuit dans les rues résidentielles près du quartier des bars du Vieux-Hull semble rassurer les citoyens qui ont participé à une séance de consultation publique en ligne, jeudi soir, sur la prochaine étape du projet pilote sur l’heure de fermeture des bars dans ce secteur de Gatineau.

Cette deuxième phase propose de repousser à nouveau l’heure de fermeture des bars dans le Vieux-Hull jusqu’à 3 h sur une période de 4 ans, soit du 8 juillet 2020 au 8 juillet 2024, afin de mieux évaluer les impacts d’une telle décision.

La source des principaux problèmes soulevés par les résidents lors de la première phase du projet pilote émanait principalement du bruit et des désordres incessants des fêtards qui retournent à leurs voitures stationnées dans les rues voisines après la soirée.

Des façades de restaurants par temps gris.

La deuxième phase du projet pilote de la Ville de Gatineau propose de repousser à nouveau l’heure de fermeture des bars dans le Vieux-Hull jusqu’à 3 h sur une période de 4 ans, soit du 8 juillet 2020 au 8 juillet 2024.

Photo : Radio-Canada

L’enjeu du bruit existait déjà bien avant le projet-pilote, affirme le conseiller du district de Hull-Wright Cédric Tessier. Par le passé la réponse de la Ville a toujours été "on ferme les bars à deux heures, on en fera pas plus". Mais selon moi, clairement on doit en faire plus.

Le conseiller croit que la solution est de créer une nouvelle zone de stationnement réservée aux résidents du secteur qui détiendront un permis pour s’y stationner la nuit de 22 h à 6 h.

M. Tessier propose aux fêtards d’utiliser le stationnement public de la rue Leduc, situé à 200 mètres du secteur des bars, et qui est gratuit les soirs et la fin de semaine. Il se trouve également à bonne distance du secteur résidentiel.

Pour les résidents [l’interdiction de stationnement] est très bien accueillie, pour les commerçants elle l’est un peu moins bien accueillie, souligne M. Tessier. Je ne suis pas surpris parce que j’ai eu des discussions au préalable avec les commerçants. Mais je pense que c’est vraiment l’équilibre qu’on doit avoir pour répondre aux besoins des commerçants et des résidents.

Un citoyen du Vieux-Hull, Bernard Hurteau, a mentionné en ligne lors de la consultation qu'il appuyait la mesure proposée par M. Tessier. Notre principale source de frustration est causée par le constant va-et-vient des fêtards qui stationnent sur nos rues, les klaxons, engueulades et tout le reste, affirme M. Hurteau. Le concept de réglementer le stationnement présenté par M. Cédric Tessier m’apparaît comme une excellente proposition pour la réduction des nuisances sonores.

Pour sa part Eric Gaudreault, propriétaire du café-bistro le Troquet et administrateur à Vision Centre-ville, est en accord avec la proposition qu’il faut montrer qu’il y a d’autres stationnements que celui dans les rues, mais considère qu’une interdiction complète serait un autre frein pour le développement du commerce dans le centre-ville.

À chaque fois qu’un client vient au centre-ville ou dans nos commerces et reçoit un billet d’infraction, ça devient un irritant. Il y a beaucoup de compétition avec d’autres secteurs de Gatineau qui ont plus de stationnements, ajoute-t-il.

Pour Eric Gaudreault, il est important que le centre-ville soit vivant, mais pour créer un sentiment d’appartenance, stationner dans une rue, voir les maisons allumettes, les balcons fleuris, ça fait partie de l’expérience, mentionne-t-il.

Une étude en temps de pandémie

La période d’essai de la deuxième phase du projet pilote s’étend de juillet 2020 à juillet 2024, mais c’est réellement une période de trois ans, du 1er janvier 2021 au 1er janvier 2024, qui sera à l’étude.

Pour moi c’est important que la prochaine phase du projet pilote puisse nous permettre de mesure des tendances. Pour mesurer les tendances, on a besoin de plus de deux ans c’est assez clair.

Cédric Tessier, conseiller du district de Hull-Wright

Une période qui sera aussi marquée par la pandémie, ce qui pourrait modifier les données selon la rapidité de la reprise économique une fois que les bars et restaurants seront autorisés à accueillir à nouveau des clients. Cela n’inquiète pas le conseiller Tessier, qui croit que les statistiques des années passées peuvent aussi servir de base à la comparaison.

Un élu en entrevue à Radio-Canada.

Le conseiller municipal du district Hull-Wright de Gatineau Cédric Tessier.

Photo : Radio-Canada

Ces données-là, elles existent, on les a et ça va être des bons comparatifs si ça prend du temps à redémarrer et qu’il y a seulement l’année 2023 qui est une année normale, affirme Cédric Tessier.

Les citoyens qui n’ont pu participer à la consultation publique de jeudi peuvent toujours soumettre leurs commentaires à la Ville de Gatineau d’ici le 3 juin.

Le rapport de consultation sera présenté au conseil municipal plus tard en juin, qui devra ensuite entériner cette deuxième phase du projet pilote à temps pour le début du mois de juillet.

Avec les informations de Yasmine Mehdi

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