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Les producteurs de canola canadiens suivent de près le procès de Meng Wanzhou

Un fermier au volant de son tracteur passe devant un champ de canola.

Photo : Reuters / Todd Korol

Le Conseil canadien du canola espère que la poursuite du procès concernant l'extradition de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, ne va pas compromettre davantage leur industrie déjà malmenée depuis que la Chine a cessé d'importer du canola canadien l'an dernier.

Le vice-président des affaires publiques du Conseil canadien du Canola, Brian Innes, affirme que son industrie a des craintes puisque les producteurs de canola canadien ont été lourdement touchés par les politiques de Pékin dans le passé.

Il clarifie cependant qu’il n’y a pas de lien direct entre la décision du tribunal de Meng Wanzhou et le blocage des importations du canola canadien en Chine, mais que les relations sino-canadiennes ont malmené l’industrie du canola l’an dernier.

Dans notre industrie, nous avons vu l'année passée l'impact des relations entre le Canada et la Chine. Par exemple, nous avons vu nos exportations vers la Chine baisser de 1,9 milliard [de dollars]. Nous avons vu le revenu par nos producteurs en baisse de 700 millions [de dollars] en un an, explique-t-il.

Cette crise du canola a commencé le 1er décembre 2018 lorsque Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécommunications Huawei, a été arrêtée à l’aéroport de Vancouver.

Quelques semaines plus tard, le gouvernement chinois a révoqué les permis d’importations des deux plus grandes sociétés céréalières du Canada, Richardson International et Viterra.

Meng Wanzhou quitte son domicile de Vancouver le 27 mai 2020.

Meng Wanzhou est accusée par les États-Unis d'avoir menti à la Banque HSBC, en 2013, sur les liens unissant Huawei à la société SkyCom.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Brian Innes affirme que les discussions pour rouvrir le marché chinois continuent, mais qu’il n’y a pas beaucoup d’espoir puisque la Chine refuse toujours d'importer du canola canadien.

La pandémie à la rescousse des producteurs de canola

Le professeur titulaire à l’Université Dalhousie et directeur principal du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire, Sylvain Charlebois, croit que la crise de la COVID-19 pourrait aider le marché du canola canadien.

La pandémie pourrait faire la différence, car la Chine ne pourra pas nécessairement maintenir son embargo sur des marchés canadiens comme celui du canola surtout si une deuxième vague survient provoquant une réduction de la disponibilité de ces produits.

Sylvain Charlebois croit cependant que la récente décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique n'améliorera pas la relation entre les deux pays ce qui pourrait avoir des conséquences négatives sur l’industrie du canola canadien.

Avec les informations d'Emmanuelle Poisson

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