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Agression des infirmières au CHU Dumont : l’accusé témoigne

Randy Van Horlick.

L’homme de 70 ans d’Acadieville plaide toujours non coupable aux chefs d'accusation de voies de fait causant des lésions corporelles à deux infirmières.

Photo : (CBC / Shane Magee)

Radio-Canada

Randy Van Horlick a témoigné, jeudi matin, au palais de justice de Moncton dans son procès pour agression et voies de fait à l'encontre de deux infirmières. L'accusé continue de plaider non coupable et justifie son comportement par une détresse émotionnelle causée par la maladie de sa femme.

Il n’y avait pas eu d’excuse dans le témoignage de Randy Van Horlick, jeudi matin.

Bruce, dit Randy, Van Horlick, 70 ans d’Acadieville, plaide toujours non coupable aux deux chefs d'accusation de voies de fait provoquant des lésions corporelles à deux infirmières, Natasha Poirier et Teresa Thibeault, au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont.

Nathan Gorham

Nathan Gorham, l'avocat de l'accusé, n'a pas voulu commenter cette journée de procès.

Photo : Autre banques d'images / (CBC / Shane Magee)

Selon son avocat, son comportement est le fruit d'une grande détresse émotionnelle causée par l'état de santé de sa femme. Celle-ci souffrait d'épilepsie chronique et de crises de convulsions.

J'étais en colère, mais je n'ai jamais fait de mal à personne. Et croyez-moi, j'avais des raisons de le faire, soutient Randy Van Horlick, lors de son témoignage.

L’accusé était en conflit avec les infirmières qui s’occupaient de sa femme. Il estime qu’elle ne recevait pas les soins adéquats. Le conflit a escaladé autour du changement de chambre de sa femme dans l’hôpital.

Randy Van Horlick a expliqué qu'il avait déjà eu un conflit avec une infirmière de l'extra-mural avant l'agression présumée du 11 mars 2019.

L’accusé a admis avoir haussé le ton avec elle. L'avocate de la Couronne lui a demandé s'il pensait que ce comportement pouvait être perçu comme menaçant.

Et il a répondu : Je l'espère.

La défense a ensuite questionné Randy Van Horlick sur les événements qui ont précédé les agressions.

Bruce "Randy" Van Horlick.

L’accusé était en conflit avec les infirmières qui s’occupaient de sa femme.

Photo : Autre banque d’images / (CBC / Shane Magee)

Quand il a vu que l’ancienne chambre de sa femme était encore occupée, il raconte s’être énervé et s’être rendu dans le bureau d’une des infirmières pour lui demander de changer sa femme de chambre.

Il se remémore avoir rencontré l’infirmière-chef, Natasha Poirier, dans son bureau. L'accusé dit qu'il se souvient qu'elle lui a demandé de sortir de son bureau.

Il déclare ensuite qu'il était fatigué, qu’il a eu une perte de mémoire et qu’il ne se souvient pas des événements ni de l'agression.

Selon lui, son dernier souvenir de la scène est celui d’être tiré par deux hommes hors du bureau et d’entendre un bruit aigu.

Natasha Poirier, elle, se souvient bien de ces minutes-là.

Natasha Poirier chez elle, en entrevue.

L'infirmière Natasha Poirier a été attaquée par le conjoint d'une patiente le 11 mars dernier au CHU Dumont à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Randy Van Horlick lui aurait tordu le bras gauche et les doigts, avant de la frapper à la tête à plusieurs reprises, jusqu’à ce qu’elle perde connaissance.

L'infirmière s’en tire avec une fracture au nez, des ligaments déchirés aux mains, un œil au beurre noir et une commotion cérébrale.

Il m’a lancé contre le mur et m’a donné des coups de genou dans les côtes. Je pensais que j’allais mourir.

Natasha Poirier, infirmière

Natasha Poirier demeure en convalescence.

Après cet événement, Randy Van Horlick a été interdit d’entrée au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont.

Sa femme a alors été transférée à l’Hôpital de Moncton, où elle est décédée en décembre 2019.

Une évaluation psychiatrique de l'accusé doit être présentée à la cour lors de la prochaine séance.

Le procès reprendra jeudi 4 juin à 9 h 30 avec les témoignages des témoins de la défense.

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