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En attente du retour de l'aéroglisseur, Pakua Shipu demande l'aide des Rangers

Les Rangers effectuent généralement des opérations de recherche et d'évacuation et offrent une assistance aux populations lors de catastrophes naturelles.

La communauté innue de la Basse-Côte-Nord souhaite que les Rangers puissent transporter la population de Pakua Shipu en chaloupe (archives).

Photo : Sergent Peter Moon

Le conseil de bande de la communauté innue de Pakua Shipu demande au Secrétariat aux affaires autochtones d'avoir l’aide des Rangers locaux pour effectuer la traversée entre Pakua Shipu et Saint-Augustin.

L’aéroglisseur de la Société des traversiers du Québec (STQ) est toujours en réparation et le service d’hélicoptère mis en place en attendant n’est pas adapté aux besoins de la communauté, soutient la directrice générale du conseil de bande de Pakua Shipu, Mary Mark.

Depuis la fonte des glaces, en l'absence de l'aéroglisseur, l'accès à des biens essentiels situés de l'autre côté de la rive est difficile pour les résidents de Pakua Shipu, selon le conseil de bande. L'hiver, le transport se fait en motoneige sur la rivière Saint-Augustin.

Le village de Saint-Augustin et Pakua Shipu, en Basse-Côte-Nord.

Les Innus de Pakua Shipu doivent traverser la rivière Saint-Augustin pour avoir accès à l’épicerie et aux services postaux et bancaires. Seul un dépanneur propose certains produits alimentaires essentiels à Pakua Shipu (archives).

Photo : Sarah Iris Foster

Plusieurs habitants de Pakua Shipu utilisent leur embarcation personnelle pour effectuer la traversée, mais ce n’est pas tout le monde qui en a les moyens. Les Rangers seraient outillés pour offrir ce service de transport, pense la directrice générale.

Les gens qui font partie des Rangers possèdent des bateaux et sont tous équipés de ceintures de sauvetage.

Mary Mark, directrice générale du conseil de bande de Pakua Shipu

L’impatience se fait sentir au sein de la population

Dans l’impossibilité de fournir un calendrier pour le retour en service de l'aéroglisseur, la STQ affirme que la reprise est prévue à court terme.

L’impatience se fait sentir à Pakua Shipu. Moi, j’interpelle la STQ pour qu’elle se grouille à faire fonctionner son aéroglisseur et qu’elle trouve d’autres alternatives en attendant. C’est un service essentiel, il me semble, affirme le directeur des programmes et des communications au conseil de bande de Pakua Shipu, Gervais Malleck.

Le métro à Montréal, il roule 24 heures sur 24, le traversier à Tadoussac, il roule 24 heures sur 24. Pourquoi, ici, on ne pourrait pas avoir des horaires fixes qui répondent aux besoins de la population?

Gervais Malleck, directeur des programmes et des communications au conseil de bande de Pakua Shipu

Depuis le 6 avril, un service d’hélicoptère sur réservation assure la liaison entre Pakua Shipu et Saint-Augustin en attente du retour de l'aéroglisseur. Sept allers-retours par jour sont prévus, selon la STQ. Chaque voyage peut transporter trois passagers.

Un système de réservation a été mis en place afin qu’il n’y ait pas de voyages inutiles et pour éviter de possibles regroupements à l’aéroport étant donné la mesure sanitaire qui interdit les rassemblements.

L'obligation de réserver une journée à l'avance et la barrière de la langue pour certains Innus unilingues rendent ce service compliqué pour la population, indique le conseil de bande.

La COVID-19 derrière les délais de réparation

Les travaux à effectuer, soit changer le support du moteur de l’aéroglisseur, sont en cours d’exécution. Les paramètres à mettre en place pour faire entrer une équipe de travail de l’extérieur à Pakua Shipu en pleine pandémie sont, entre autres, à l’origine du retard des réparations.

Lundi, une équipe de la STQ, en provenance de Québec, est arrivée pour faire les travaux nécessaires pour réparer l’aéroglisseur. Une équipe locale devrait être en mesure de terminer l’opération. Il ne restera ensuite que l’étape de la certification des travaux. Comme cette opération est faite à l’externe, la STQ indique que les délais pour cette dernière phase sont hors de son contrôle.

Les réparations devaient initialement être faites avant le début de la saison par le fabricant de l’aéroglisseur, mais en raison de la COVID-19 et des restrictions de déplacements qui y sont liés, cela n’a pas pu avoir lieu. Le bateau a été fabriqué en Angleterre, donc cette mise au point aurait nécessité des voyages internationaux.

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