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Laurence Leboeuf : le défi de se doubler soi-même dans Transplant

La jeune femme est habillée d'un sarrau bleu et d'un gilet gris.

Laurence Leboeuf incarne la Dre Magalie Leblanc dans la série « Transplant ».

Photo : Sphère Média Plus

Cecile Gladel

Dans Transplant, la comédienne québécoise Laurence Leboeuf joue en anglais et se double en français international pour Transplanté, la version diffusée sur VRAK. Si l’exercice est assez simple pour elle, la jeune femme le trouve quand même enrichissant et étrange.

Ce n’est pas la première fois que Laurence Leboeuf se double. Elle l’a fait pour la série Durham County et pour le film Turbo Kid. Pourtant, ce n’est pas son travail, car elle n’est pas une actrice de doublage.

C’est super bizarre, ça me permet d’avoir un autre regard sur le personnage. Il y a des choses que je ralentirais. Je ne sais pas si c’est plus facile, car je n’ai jamais doublé la voix de quelqu’un d’autre. Mais je connais mon débit et mes respirations, j’imagine que ça prend un travail pour s’adapter à celui d’une autre comédienne.

Laurence Leboeuf

Pour elle, la plus grosse différence est que le doublage se fait en français international. La comédienne doit donc changer son accent et gommer ses intonations québécoises.

C’est la même langue, mais ce n’est pas le français que je parle tous les jours. C’est moins naturel. Et c’est drôle de dire des noms de docteurs anglophones avec un accent français, raconte-t-elle.

Les deux femmes marchent.

Ayisha Issa et Laurence Leboeuf dans la série «Transplanté »

Photo : Sphère Média Plus

Un doublage en accéléré

Le tournage normal de la série Transplant se fait en six mois. Évidemment, le doublage prend moins de temps. Un épisode se fait en une journée et demie. Lorsqu’elle se double, la comédienne fait seulement ses scènes.

C’est un peu hors contexte. Je l’ai fait une fois avec l’acteur qui double Hamza Haq [qui joue le Dr Bashir Hamed]. C’est plus agréable, plus chaleureux, on dirait que tu joues avec quelqu'un, a constaté la comédienne.

Les quatre personnes, habillées de blouses bleues, regardent la caméra.

Ayisha Issa, Hamza Haq, Jim Watson et Laurence Leboeuf dans la série « Transplanté »

Photo : Sphère Média Plus

La décision de se doubler est celle de Laurence Leboeuf. Les acteurs et les actrices qui tournent dans leur deuxième langue ont le choix. Au Québec, Karine Vanasse a aussi l’habitude de se doubler elle-même.

On nous le demande, car le doublage, c’est un métier, si tu bloques ça peut être pénible. Certains refusent. Mais, en français, je trouverai ça très étrange d’avoir une autre voix que la mienne, c’est plus naturel, ça marche, et j’ai quand même une facilité à le faire.

Laurence Leboeuf

À un épisode de la fin

La première saison de la série Transplanté s’est conclue mercredi soir sur les ondes de CTV et VRAK. Il s’en est fallu de peu pour que la version française de ce dernier épisode ne soit pas doublée en français. J’ai commencé le doublage en janvier et je viens de le terminer. On a eu un gros arrêt à cause de la COVID. Ça a été un petit rush pour tout terminer à temps, raconte Laurence Leboeuf.

Si la comédienne a signé un contrat d’exclusivité de quatre ans pour un premier rôle dans une série en anglais et que la série a eu de bonnes cotes d’écoute, CTV et VRAK n’ont pas encore annoncé officiellement son renouvellement. Par ailleurs, la semaine dernière, on apprenait que NBC l’avait achetée. Une bonne nouvelle, j’étais super contente, conclut Laurence Leboeuf.

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