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L’« expérience du Rockfest » de façon virtuelle, mais sans spectacles

Des gens assistent à un concert rock

Une dizaines d'artistes pourront être « aperçus » lors de la mise en ligne du montage d'archives de l'ancien Rockfest.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Marika Bellavance

Le nom « Rockfest » revient à l’avant-scène. Du 19 au 21 juin, son fondateur Alex Martel misera sur la diffusion en rafale d’archives de l’ancien festival. Le public ne doit toutefois pas s’attendre à assister ou revoir des spectacles complets, mais plutôt à revivre l’atmosphère de l’événement, qui a depuis fait faillite.

Au cours des trois jours de diffusion en ligne, les détenteurs de billets pourront donc « apercevoir » une dizaine d’artistes ayant foulé la scène du défunt Rockfest de Montebello au fil des ans.

Car derrière ce concept, il y a tout un casse-tête légal avec lequel l’organisateur doit composer, puisque certains artistes refusent la captation et la transmission de leurs prestations, en raison de leurs droits d’auteur.

C’est du cas par cas, selon les négociations des contrats des artistes, explique M. Martel. Des fois, on peut seulement filmer les premières chansons.

Aucun spectacle ne sera donc diffusé dans son entièreté pour cette raison. Et ce sont ces allées et venues qu’il tente de recréer.

On a remarqué que les festivaliers venaient voir deux ou trois chansons sur une scène, puis se déplaçaient vers une autre scène, avant de se rendre au village, puis au party.

Alex Martel, fondateur du Rockfest et de Montebello Rock

Sans confirmer la programmation exacte de l’événement virtuel, l’équipe de Montebello Rock — qui a succédé à Outaouais Rock après sa faillite — cite néanmoins le passage au Rockfest d’artistes tels que System Of A Down, Linkin Park, Blink-182, Rammstein, The Offspring, Mötley Crüe et Weezer (groupe qui faisait notamment partie des créanciers du Rockfest au moment de la faillite en décembre 2018).

Alex Martel promet plus de 50 heures de contenu exclusif, tourné au cours des différentes moutures du Rockfest. Le public pourra avoir accès à ces archives en se procurant des billets en ligne — non remboursables — dont les prix ont été fixés à 19 $ pour une seule journée et 34 $ pour les trois jours.

Montebello Rock touché par la pandémie

Mais l’idée n’est pas de diffuser une enfilade de spectacles virtuels. On met l’accent sur l’expérience du Rockfest, plutôt que sur tel ou tel groupe spécifique, précise Alex Martel. On veut recréer une édition complète de A à Z, le camping, le party, la folie et l’ambiance.

D’ailleurs, tout juste avant que la pandémie de COVID-19 n’éclate, ce dernier devait annoncer le retour du Rockfest en 2020, au terme d'un processus qualifié de long et complexe sur la page Facebook de Montebello Rock.

Au moment de la faillite, le nom Rockfest s'était retrouvé parmi les marques de commerce appartenant aux créanciers garantis, soutenait encore l'an dernier la firme KPMG, responsable du dossier — un fait qu'a toujours contesté M. Martel, qui continue pour sa part de faire valoir que Rockfest est un mot général que personne ne peut enregistrer.

Les événements culturels et les festivals font partie des entreprises les plus touchées par la crise, rappelle M. Martel. On s’est tous retrouvés sans revenus du jour au lendemain, lance-t-il.

Malgré tout, le coût de cette expérience virtuelle et immersive n’est pas moindre pour autant. Les coûts sont tellement élevés que si on fait juste arriver dans notre argent, on va être contents, conclut M. Martel, qui espère malgré tout réussir ainsi à assurer la tenue de son festival en 2021.

Avec les informations de Christelle D'Amours

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