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La réforme du Programme de l'expérience québécoise fait réagir dans l'Est-du-Québec

Cinq étudiants internationaux discutent et rient en marchant sur un campus universitaire.

Le gouvernement a présenté une nouvelle mouture du Programme de l'expérience québécoise destiné aux étudiants internationaux.

Photo : iStock

Radio-Canada

La réforme du Programme de l'expérience québécoise présentée jeudi par le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Simon Jolin-Barrette est reçue comme une bonne nouvelle dans l’Est-du-Québec. Ce programme permet aux étudiants internationaux d’obtenir plus rapidement un statut de statut de résident permanent une fois leurs études terminées.

Cette réforme ne limite plus les secteurs d'emplois qui donnent accès à ce programme.

En contrepartie, le gouvernement introduit une obligation pour l'étudiant international d'occuper un emploi au Québec pendant au moins un an après la fin de ses études.

Une meilleure connaissance du français sera aussi exigée.

Le recteur de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), Jean-Pierre Ouellet, accueille positivement cette réforme.

Il parle d'un compromis élégant et il estime que les universités en région pourront continuer à miser sur ce programme pour attirer chez elles des étudiants étrangers.

Je pense que ce sera un frein global, car la personne aura à faire la démonstration, sur une période de trois ans, qu'elle est en mesure de démontrer qu'elle peut travailler l'équivalent d'une année, estime le recteur.

Il ajoute qu'un étudiant qui ne serait pas en mesure de démontrer, pendant ses années d'études, qu'il est capable de travailler pendant un an au Québec pourrait avoir des difficultés d'intégration, au final.

Le logo de l'UQAR sur les murs extérieurs de l'université.

L'UQAR accueille de nombreux étudiants internationaux chaque année.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La porte-parole du Parti québécois en matière d'immigration, la députée Méganne Perry-Mélançon, se réjouit elle aussi de voir que le gouvernement a entendu le message de ceux qui s'opposaient à sa première réforme l'automne dernier.

Comme le recteur de l'UQAR, la députée de Gaspé pense que le PEQ demeurera un moyen efficace pour attirer des étudiants internationaux.

Elle pense ainsi que leur présence pourra, dans certains cas, aider les cégeps en région à maintenir des programmes menacés de disparition, faute d'un nombre suffisant d'étudiants.

Faut garder ces options-là ouvertes, surtout pour les régions. Et, c'est là que le ministre et moi, on ne s'entend peut-être pas parce que pour lui, ça ne représente pas énormément d'étudiants qui finalement passent par le PEQ une fois qu'ils ont complété leurs études, avance la députée.

En région d'avoir 5, 10, 15 personnes de plus qui viennent travailler et prêter main-forte dans les secteurs où la demande est très, très forte pour le personnel, la main-d'œuvre, eh bien, ça peut tout changer.

Méganne Perry-Mélancon, députée de Gaspé

Les nouvelles dispositions du PEQ doivent se faire au cours de l'été.

Un projet-pilote pour le recrutement de plus de 500 préposés aux bénéficiaires à l'étranger doit également être mis en branle par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration.

Avec les informations de Denis Leduc

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