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Des foyers de soins ontariens « inspectés » au téléphone

Doug Ford, premier ministre de l'Ontario, et Merrilee Fullerton, ministre des Soins de longue durée, arrivent à une conférence de presse à Queen's Park.

Le premier ministre Doug Ford et la ministre des Soins de longue durée, Merrilee Fullerton, arrivent à la conférence de presse quotidienne à Queen's Park.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Plus tôt au cours de la pandémie, des inspecteurs ont refusé de se rendre dans des centres de soins de longue durée ontariens, a soutenu jeudi le premier ministre Doug Ford.

Ils avaient peur, je comprends, a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse quotidienne. Ce ne sont pas des professionnels de la santé.

Doug Ford a cependant ajouté qu'il en avait assez de faire l'objet de critiques parce que des inspecteurs syndiqués inquiets de leur sécurité refusaient d'aller dans les foyers de soins, au début de la pandémie.

On m'a demandé s'ils faisaient des appels en guise d'inspections; la vérité, c'est qu'ils refusaient d'entrer dans les centres, a-t-il déclaré.

Les inspections en personne ont repris depuis.

Le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO), Warren « Smokey » Thomas.

Le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario, Warren «Smokey»Thomas.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement a rendu publique une lettre du 22 avril du président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario, Warren « Smokey » Thomas.

M. Thomas avait écrit au premier ministre et à la ministre des Soins de longue durée pour demander des effectifs supplémentaires. Il avait raconté que les inspecteurs étaient débordés, mais conscients de leurs responsabilités pendant la pandémie.

Le chef syndical se demandait aussi si la reprise des inspections en personne ne constituait pas un risque accru pour les inspecteurs, le personnel des centres de soins de longue durée et les résidents.

Jeudi, en fin de journée, le président du SEFPO a soutenu dans une déclaration écrite que la décision de ne pas aller inspecter les centres en personne était une directive de gestionnaires du ministère des Soins de longue durée, qu'il a qualifiés d'incompétents.

Warren « Smokey » Thomas a ajouté qu'à un certain moment ce printemps, 60 des 164 inspecteurs s'étaient portés volontaires quand on leur avait demandé qui était prêt à se rendre dans les foyers.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Il a expliqué qu'il avait conseillé, dans sa lettre du mois dernier, de ne pas envoyer les inspecteurs dans les centres en l'absence de formation, de protocole de contrôle des infections et d'équipement de protection individuelle, notamment.

Nous craignions que les inspecteurs puissent propager la COVID, sans le vouloir, d'un foyer à l'autre, a-t-il déclaré.

Le gouvernement Ford a fait l'objet de vives critiques pour le manque d'inspections dans les centres de soins de longue durée.

Plus tôt cette semaine, un rapport des Forces armées canadiennes a fait état de conditions déplorables et de mauvais traitements dans cinq foyers de soins où les militaires avaient été envoyés en renfort.

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