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Le sous-sol des parents en guise de préparation pour la Ligue canadienne de football

Vincent Dethier au banc des joueurs pendant un match de football.

Vincent Dethier veut faire sa place en Saskatchewan, mais n'est pas fermé à jouer une cinquième saison à l'Université McGill si les Roughriders préfèrent ce scénario.

Photo : McGill Athletics & Recreation

Si la pandémie de la COVID-19 a forcé plusieurs athlètes à devoir s’entraîner à la bonne franquette, c’est tout le contraire pour le nouvel espoir des Roughriders de la Saskatchewan, Vincent Dethier. Il profite du sous-sol de la résidence familiale qui a des allures de gymnase dernier cri.

Mon père a toujours eu un intérêt pour l’entraînement physique. Il s’est bâti, au fil des années, un très bon gym. J’ai vraiment tout ce qu’il me faut, raconte le demi défensif qui a passé les quatre dernières saisons à défendre les couleurs de l’Université McGill.

Ce « très bon gym » comprend une cage à squat, un bench, des barres olympiques, des poids et haltères, et bien plus. Je suis extrêmement chanceux, convient-il avec justesse, conscient qu’un autre espoir du Vert et Blanc, Vincent Roy, utilise des galons de lave-glace, sa voiture et des livres d’école pour garder la forme.

Plusieurs équipements de conditionnement physique dans un sous-sol.

Aperçu du gymnase dans le sous-sol de la famille Dethier.

Photo : fournie par Vincent Dethier

Vincent Dethier peut, lui, s’entraîner tel un forcené, comme il l’aurait fait dans un gymnase traditionnel, avec un seul objectif en tête : percer l’alignement des Roughriders aussitôt que la Ligue canadienne de football (LCF) donne le coup d’envoi de ses camps d’entraînement.

L’athlète de 1,80 m et de 86 kg n’a pas perdu de temps avant de bien étudier l’alignement qu’il va tenter de percer. En tant que Canadien, je vais d’abord faire ma place sur les unités spéciales, une facette du jeu dans laquelle je compte m’investir à 100 % et réaliser de gros jeux, dit-il.

Le Québécois est toutefois affamé. Il en veut plus.

Je sais que les Roughriders utilisent un Canadien au poste de maraudeur. C’est ça que je vise.

Vincent Dethier, choix de 5e ronde des Roughriders au dernier repêchage

Il a donc les yeux rivés sur le poste de maraudeur partant qui appartient actuellement à Mike Edem. En tout respect, il aimerait un jour le lui ravir, mais il veut tout d’abord faire ses classes au poste de réserviste.

Mis au parfum des propos de son directeur général Jeremy O’Day, qui avait mentionné il y a quelques semaines qu’un court camp d’entraînement priverait les jeunes joueurs d’occasions de se faire valoir, Vincent Dethier se montre plus que confiant.

J’ai confiance en moi. Je suis un bon joueur de football et j’ai aussi un bon mental. Je peux assimiler beaucoup d’informations rapidement. Apprendre un livre de jeux et décortiquer les schémas offensifs adverses, c’est facile pour moi. Je vais donc tout donner ce que j’ai à offrir, et ensuite, ils prendront leur décision, mentionne-t-il.

Un repêchage plein de surprises

C’est connu : un repêchage sportif n’est jamais une science infuse, et cet événement annuel est excitant, car il réserve son lot de surprises. La preuve : 48 heures avant la séance de sélection, Vincent Dethier n’avait pas eu la moindre interaction avec l’organisation saskatchewanaise, qui l’a tout bonnement convoqué à un entretien la veille du jour J.

Le soir du repêchage, il était installé devant son ordinateur portable, aux côtés de ses parents et de sa copine, en plus d’entretenir une conversation en vidéoconférence avec ses amis.

Vincent Dethier pose avec quatre coéquipiers et un entraîneur-chef.

Cette saison, Vincent Dethier (22) a totalisé 39 plaqués, dont 30 en solo, lors de la saison 2019 avec le club de l'Université McGill.

Photo : tirée du site de l'Université McGill/Derek Drummond

N’ayant parlé qu’à quatre formations sur les neuf de la LCF, le principal intéressé s’attendait à sortir en 6e, 7e ou en 8e ronde. Pas avant.

Tout à coup, sa mère se met à crier. De joie, faut-il le préciser. Elle lui apprend qu’il a été sélectionné par les Roughriders. En cinquième ronde, au 44e rang. Dans ses rêves les plus fous, il n’aurait jamais osé imaginer être choisi si tôt.

J’ai vérifié plusieurs fois si c’était bel et bien mon nom qui était écrit (rires).

Vincent Dethier, choix de 5e ronde des Roughriders au dernier repêchage

Quelques minutes plus tard, il a reçu un appel de Ryan Pollock, le directeur des opérations football de sa nouvelle équipe.

Photo de graduation de Vincent Dethier, portant une toge.

Diplômé en kinésiologie, Vincent Dethier est intéressé à marier une carrière de kinésiologue à sa carrière de footballeur.

Photo : tirée du compte Instagram de Vincent Dethier

Cette fois, c’était bel et bien vrai. Vincent Dethier n’avait plus besoin de vérifier. Il était bel et bien un Rider.

Réalisant qu’il vivait un rêve éveillé, il s’est empressé de serrer ses parents et sa copine dans ses bras, trois personnes qui l’ont accompagné, et qui continueront de le faire, dans sa marche vers la LCF.

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