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Des habitants de Yellowknife veulent un meilleur respect des ordres de santé publique

Plan serré d'un balcon d'appartement d'un édifice à plusieurs étages.

Un immeuble d'habitation au centre-ville de Yellowknife.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Certains résidents de Yellowknife estiment que le gouvernement ténois n’en fait pas assez pour dissuader les contrevenants aux ordres de la santé publique dans les immeubles d’habitation de la ville.

Depuis le début de la crise, le gouvernement a reçu près d’un millier de plaintes indiquant un non-respect des directives de la santé publique. De ces 981 plaintes, 125 ont mené à des avertissements verbaux ou écrits, mais aucune n’a mené à une amende ou à une autre forme de sanction.

La députée de Yellowknife Centre, Julie Green, a dit devant l’Assemblée législative, mercredi, qu'il avait reçu de nombreuses plaintes de résidents d'immeubles à appartements, inquiets par la tenu de rassemblements chez leurs voisins.

Selon la députée, rien d'efficace n’a été fait pour répondre aux plaintes de ces résidents auprès des autorités.

Le groupe de travail sur l’application et le respect des mesures d’urgence a accès à des sanctions progressives pour ceux qui ne suivent pas les directives, mais personne au territoire n’a reçu plus qu’un avertissement écrit, résume-t-elle. Cela est peut-être adéquat dans la plupart des situations, mais cela ne suffit pas dans les appartements de Yellowknife Centre.

Les fêtards croient qu’il n’y a pas de conséquences et, malheureusement, ils semblent avoir raison.

Julie Green, députée de Yellowknife Centre

En réponse aux questions de la députée de Yellowknife Centre, la première ministre, Caroline Cochrane, aussi ministre des Affaires municipales et communautaires, a rappelé que les administrateurs de la santé publique n’ont pas les capacités d’un service de police pour mettre fin à des fêtes.

En conférence de presse, le sous-administrateur en chef de la santé publique et responsable de l’application de la loi, Conrad Baetz, a réfuté l’idée selon laquelle il n’y aura pas de conséquences pour ce genre de comportements.

Plan serré de Julie Green dans le couloir à l'extérieur de la salle de l'Assemblée législative.

La députée Julie Green demande un meilleur contrôle du respect des directives de santé publique.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Je crois que tout le monde comprend qu’il y a des conséquences, que nous nous occupions de la plainte aussitôt ou le jour suivant, lorsqu'il est peut-être plus sécuritaire de le faire, dit M. Baetz. C’est important que nos administrateurs soient en sécurité lorsqu'ils sont au travail.

La première ministre admet tout de même qu’il y a peut-être un peu de confusion dans la population au sujet de l'instance à appeler pour déposer une plainte.

S’il s'agit d’une fête ou d’un événement qui contrevient à la loi ou aux règlements municipaux, les agents de la santé publique n’y peuvent rien et ce sont les propriétaires ou la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qu’il faut appeler. De même, si c’est une plainte liée aux directives de la santé publique, la GRC ne peut rien faire.

Il doit y avoir une rencontre entre le groupe de travail sur l’application des mesures d’urgence, la GRC et [les grands propriétaires d’habitation de Yellowknife] afin de discuter d’un meilleur contrôle des immeubles d’habitation, pour ne pas qu’ils deviennent un [foyer d’éclosion] communautaire de la COVID-19, affirme Julie Green.

La première ministre a promis d’apporter cette suggestion devant le comité de réponses aux problèmes sociaux liés à la COVID-19.

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