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Forêt : au tour de la CSN de sonner l’alarme

Industrie forestière. Billes de bois en forêt.

Le comité sur la forêt de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) demande un meilleur soutien de l’industrie forestière dans les régions du Québec. (Archives)

Photo : Radio-Canada / ICI Radio-Canada

Après l’Union des municipalités la semaine dernière, c’est au tour de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) d’interpeller le gouvernement du Québec sur l’urgence d’agir pour sauver l’industrie forestière.

La FIM-CSN s’inquiète des impacts actuels de la crise de COVID-19 sur l’industrie, principalement dans le secteur des pâtes et papiers. C’est notamment le cas à Amos, où l’usine de papier journal de Résolu est toujours fermée temporairement.

Pour le président de la Fédération de l’industrie manufacturière, Louis Bégin, Québec ne doit pas rester les bras croisés devant le déclin de cette industrie vitale pour les régions.

Ce qui se passe à Amos, c’est que le marché s’est effondré, rappelle-t-il. La crise de la COVID a accentué la problématique et l’a mise sous le réflecteur comme un problème majeur. Est-ce permanent ou à long terme? On l’ignore. Le gouvernement a pris position sur différents dossiers récemment, comme la protection contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette, les droits de coupe ou le caribou. Mais il faut regarder la problématique dans son entier. En prenant la question par morceaux, on risque d’échapper cette industrie et ce sont les régions qui vont en faire les frais.

Louis Bégin et Engelbert Cottenoir assis à une table.

Louis Bégin, de la Fédération de l'industrie manufacturière, et Engelbert Cottenoir, le président du Conseil central du Saguenay – Lac-Saint-Jean, en conférence de presse (archives)

Photo : Radio-Canada / Gille Munger

Développer une filière d’avenir

La FIM-CSN estime que trois principaux outils s’offrent au gouvernement pour favoriser le développement d'une filière d’avenir de 2e ou 3e transformation du bois, soit un accès plus facile aux capitaux, une allocation judicieuse du bois par le régime forestier et un soutien accru à la recherche.

Les municipalités sont au même diapason que nous, rappelle Louis Bégin. Elles veulent voir naître des industries plus novatrices, au goût du jour. Le papier est un débouché, mais il en existe d’autres et il faut mettre les énergies pour les développer. Le gouvernement doit agir comme catalyseur. Il faut trouver le moyen de s’asseoir tous ensemble avec une obligation de résultat. Il est minuit moins cinq et on doit passer à l’action.

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Abitibi–Témiscamingue

Industrie forestière