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Visiter le Jardin international de la paix : un pensez-y bien pendant la pandémie

Une sculpture dans une fontaine entourée de fleurs.

Les Manitobains qui souhaitent se rendre au Jardin international de la paix doivent y songer à deux fois car ce voyage implique de traverser le frontière entre le Canada et les États-Unis.

Photo : Radio-Canada / Fournie par Jardin international de la paix

Ceux qui souhaitent profiter des beaux jours pour visiter le Jardin international de la paix, situé à la frontière entre le Canada et les États-Unis, doivent prendre leurs précautions. Entrer dans le Jardin représente un voyage international et revenir au Canada nécessite de passer par l’Agence des services frontaliers du Canada à Boissevain et de se placer en quarantaine pendant 14 jours.

Le Jardin n’est pas vu de la même manière de chaque côté de la frontière, explique le directeur général du Jardin international de la paix, Tim Chapman. C’est pour cette raison que le Jardin se retrouve aujourd’hui dans cette situation inédite.

Sa situation géographique en fait un lieu unique : le Jardin se partage entre le Canada et les États-Unis. Il se trouve près de Boissevain, au Manitoba.

Lorsqu’un visiteur se rend au Jardin en provenance du Manitoba, il traverse la frontière pour entrer aux États-Unis, et vice versa pour le visiteur américain.

Problème : pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, qui cause la COVID-19, la frontière entre les deux pays est fermée pour les voyages non essentiels, et ce, au moins jusqu’au 21 juin prochain.

Selon le site du gouvernement canadien (Nouvelle fenêtre), se rendre au Jardin de la paix est un voyage international et constitue une sortie du territoire.

Des mesures de contrôle strictes

Les voyageurs en provenance du Manitoba ou du Dakota du Nord ne se présentent pas aux douanes pour entrer au Jardin international de la paix. À leur sortie, cependant, ils doivent se présenter à l'Agence de services frontaliers du Canada pour entrer au Canada, ou au Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, s'ils veulent entrer aux États-Unis.

Ils devront ensuite se placer en isolement préventif.

Le gouvernement souligne en effet que les citoyens et résidents permanents canadiens sont soumis aux mesures de contrôle liées à la COVID-19 à l'entrée et doivent se conformer à l'exigence obligatoire de mise en quarantaine ou d'isolement de 14 jours .

À l’heure actuelle, les visiteurs américains peuvent toujours se rendre au Jardin et retourner aux États-Unis, sans avoir à s’auto-isoler pendant 14 jours. Ceux qui viennent du Manitoba, qui visitent et ensuite retournent au Canada, on leur demande de s’isoler pendant 14 jours, comme le veut la loi sur la mise en quarantaine, explique le directeur général, qui indique n’avoir aucun contrôle sur qui peut ou non entrer dans le Jardin.

Selon Tim Chapman, de nombreuses indications ont été mises en place pour avertir le public canadien de ces dispositions.

Nous ne voulons pas que les Canadiens se retrouvent face à cette triste réalité, et ce, même s’ils n’ont pas quitté leur voiture, ajoute Tim Chapman.

Des pertes considérables

Cette situation inédite a des conséquences inédites pour le Jardin. Le nombre de visiteurs a chuté par rapport aux années précédentes. En moyenne, 35 000 visiteurs sont enregistrés chaque année pendant la haute saison, entre mai et août.

Selon les chiffres de la direction, seuls 25 véhicules américains sont entrés dans le Jardin le week-end dernier, qui était une longue fin de semaine chez les voisins américains.

En temps normal, nous aurions vu bien plus de voitures. De chaque côté de la frontière, les gens naviguent toujours à travers les directives sanitaires, précise Tim Chapman.

Celui-ci sait déjà que cet été ne ressemblera à aucun autre. Les pertes financières prévues sont de l’ordre de 20 000 $.

C’est du jamais vu, dit-il.

Seule lueur d’espoir pour le directeur général et son équipe : une possible réouverture des frontières qui permettrait aux visiteurs canadiens d’entrer dans le Jardin sans crainte.

Comme les gens ne peuvent pas voyager, la population manitobaine va peut-être privilégier le tourisme local et les visites au Jardin, espère-t-il.

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Manitoba

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