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Zuckerberg : les réseaux sociaux ne devraient pas contre-vérifier les discours politiques

Les réseaux sociaux ne devraient pas être les « arbitres de la vérité », croit le grand patron de Facebook.

Mark Zuckerberg porte un chandail noir.

Mark Zuckerberg ne croit pas que les réseaux sociaux «devraient être les arbitres de la vérité».

Photo : afp via getty images / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Radio-Canada

Le grand patron de Facebook, Mark Zuckerberg, s’est positionné contre la décision de Twitter d’étiqueter deux des récentes publications du président américain Donald Trump comme étant « trompeuses », jugeant plutôt que les réseaux sociaux ne devraient pas soumettre les discours politiques à des vérifications de faits.

Je ne pense pas que Facebook ou les plateformes Internet en général devraient être les arbitres de la vérité. Les discours politiques sont l’une des parties les plus sensibles des démocraties, et les gens devraient avoir le droit de voir ce que disent les politiciens, a déclaré M. Zuckerberg en entrevue avec le réseau NBC.

Cela survient alors que le président Trump s’apprête à signer un décret qui encadrera les réseaux sociaux dont la teneur exacte n’est pas encore connue.

D'après le New York Times, qui cite deux hauts fonctionnaires fédéraux, le texte faciliterait la tâche des autorités américaines pour sanctionner les réseaux sociaux lorsqu’elles estiment qu’ils « censurent la liberté d'expression, lorsqu'ils décident de suspendre des utilisateurs ou de supprimer des publications ».

La liberté d’expression a ses limites

Mark Zuckerberg a précisé ses propos, ajoutant que Facebook a certaines limites que personne, dont les personnalités politiques, n’a le droit de franchir. Il est par exemple interdit de se servir de la plateforme pour encourager la violence ou provoquer une restriction du droit de vote (voter suppression).

Mais globalement, si l’on se compare à certaines autres entreprises, nous tendons davantage à donner aux gens la possibilité de s’exprimer et la liberté d’expression, a-t-il estimé.

En janvier, Facebook a pris la décision controversée de ne pas censurer les publicités politiques, même mensongères, estimant qu'il revenait au public de faire le tri.

Nous basons nos principes sur le fait que les gens puissent entendre ceux et celles qui ont vocation à les diriger, le bon grain comme l'ivraie, et que ce qu'ils et elles ont à dire soit passé au crible et débattu en public, avait alors expliqué le directeur produit de Facebook, Rob Leathern.

Avec les informations de NBC, Agence France-Presse, et New York Times

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