•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mont Orford : SOS parc Orford réclame la création d'un groupe de travail

Claude Dallaire parle au micro devant une pancarte.

Le coordonnateur de SOS parc Orford, Claude Dallaire

Photo : Radio-Canada / Mélissa Fauteux

Radio-Canada

Après avoir repris du service pour s’opposer à la tarification du mont Orford, la Coalition SOS parc Orford demande à la Corporation Ski et Golf Mont-Orford la création d’un groupe de travail pour trouver d'autres solutions et régler la situation dans la transparence.

Nos conditions sont claires : [on veut] un arrêt de la tarification dès maintenant et la mise sur pied d’un groupe de travail où au moins deux personnes de la Coalition vont être là, exige le coordonnateur de SOS parc Orford, Claude Dallaire.

Si ces conditions ne sont pas respectées, Claude Dallaire prévient que le dossier passera à un niveau national.

Si le préfet reste sur ses positions, La Sarre, en Abitibi, Jonquière, au Saguenay et Rimouski vont toutes savoir que dans le parc national on veut tarifer et qu’on va demander la mobilisation citoyenne de tout le Québec.

Claude Dallaire, coordonnateur de SOS parc Orford

Le groupe de citoyens mobilisés a aussi dit soutenir les 10 000 signataires d'une pétition qui demandent le retrait de la tarification.

Ouverture de la Corporation

Hier soir, lors d’une réunion spéciale du conseil d’administration, les membres de la Corporation Ski et Golf Mont-Orford ont assuré vouloir trouver un compromis.

De façon unanime, tous ses membres se sont dits ouverts à travailler avec les opposants, dont la Coalition SOS parc Orford, pour en arriver à une solution.

C’est une bonne idée s’il y a des gens qui ont des solutions. On a besoin d’argent pour être capable de payer nos employés et les dépenses qu’on a au niveau de la Corporation, c’est là-dessus qu’on va travailler. Oui on a de l’ouverture de ce côté-là, assure le président de la Corporation, Jacques Demers.

Jacques Demers soutient que tout est sur la table et que des discussions seront entamées avec la Sépaq.

Chez nous, il n'y a aucune autorité au niveau de la Sépaq, c'est vraiment avec les parcs. En même temps, la Sépaq est une voisine directe qui a besoin pour un sentier en particulier de passer sur notre territoire. Est-ce qu'on peut éviter que les gens qui auraient payé chez nous n'aient pas à payer en arrivant à la Sépaq? Est-ce qu'il y a une réciprocité ou c'est seulement dans un sens? Sinon, regardons de quelle façon on peut partager les revenus, explique-t-il.

La Corporation n'est pas contre l'idée de réinstaurer la gratuité. Par contre, il faudrait réussir à trouver un moyen de couvrir tous les frais d'entretien des sentiers et du stationnement en recevant, par exemple, une aide de Québec.

On va s’asseoir ensemble pour trouver de quelle façon les revenus viennent. Les frais existent, on ne peut pas s’en cacher. On va travailler ensemble [pour voir] de quelle façon les revenus peuvent couvrir ces frais-là, soutient Jacques Demers.

Dans une lettre ouverte, M. Demers a tenu à réitérer la mission de l’organisme et les raisons pour lesquelles la Corporation a pris la décision d’imposer un tarif.

Des randonneurs mécontents

La nouvelle tarification qui doit bientôt entrer en vigueur pour accéder au mont Orford suscite le mécontentement des randonneurs, qui pouvaient de nouveau emprunter les sentiers du site dès 8 h jeudi.

Des randonneuses devant le mont Orford en Estrie.

Des randonneuses qui sont en désaccord avec la nouvelle tarification qui doit entrer en vigueur bientôt pour accéder aux sentiers du mont Orford.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Rencontré au pied de la montagne, un groupe de randonneuses est unanime.

J'ai tellement vu de familles visiblement pas fortunées qui pouvaient monter la montagne, des groupes scolaires, c'est une terre publique, ça me semble normal qu'il n'y ait pas de tarification, lance l'une d'elles.

Même s'ils ont fait un forfait de 40 $, je paye ma carte des Sentiers de l'Estrie 45 $, mais j'ai accès à l'ensemble des sentiers, ajoute une des femmes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Estrie

Protection des écosystèmes