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Un ancien professeur de violon, condamné pour agressions sexuelles, libéré sur parole

On voit Claude Trachy qui entre dans sa voiture pour échapper à la vigilance des médias en sortant du tribunal.

Claude Trachy a tenté d'échapper à la vigilance des médias en sortant du tribunal mardi après-midi.

Photo : Radio-Canada / Turgut Yeter

Radio-Canada

Claude Trachy, un ancien professeur de violon de Chatham, en Ontario, condamné pour agressions sexuelles sur d'anciennes élèves, a été libéré sur parole après avoir purgé seulement un tiers de sa peine.

Claude Trachy a été condamné en mars à huit mois de prison après avoir été reconnu coupable de 51 chefs d'accusation liés au sexe et condamné sur 28 d'entre eux.

Pendant 20 ans, l'ancien professeur a demandé à ses jeunes élèves d'enlever le haut de leurs vêtements pour prendre des mesures. Plusieurs d'entre elles avaient affirmé qu'il leur touchait alors la poitrine. Dans certains cas, les anciennes élèves ont soutenu que des moules en plastique avaient été pris de leurs seins.

Lors de la condamnation, le juge a déclaré que l'homme de 74 ans ne constituait plus un risque pour la société et qu'il n'avait pas à suivre de thérapie.

L'audience de libération conditionnelle a eu lieu le 13 mai.

Des victimes laissées à elles-mêmes

Selon une victime, la commission des libérations conditionnelles les a informées, elle et le reste des victimes, qu'elles recevraient un rapport exposant le raisonnement qui sous-tend la décision et ses conditions, mais cela n'a pas encore eu lieu.

Elle indique que sa principale préoccupation aujourd'hui est de le croiser en public.

Je suis anxieuse parce que j'aimerais avoir quelque chose par écrit. Si je le croise à l'épicerie, comme cela s'est déjà fait, j'ai toujours eu sur moi mes documents avec les conditions du procès, de sorte que si je devais appeler la police, j'aurais une preuve, dit-elle. En ce moment, je suis assise ici sans rien.

De son côté, l'ancien avocat de Claude Trachy pendant son procès, Ken Marley, dit être en accord avec la décision de la commission des libérations conditionnelles.

Il avait corrigé ses comportements et a changé sa façon d'enseigner. Il avait changé sa façon de traiter les gens il y a plus de 30 ans. C'est une personne qui était punie pour un crime qui s'est produit il y a des décennies, explique-t-il.

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Windsor

Justice et faits divers