•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les salons de soins corporels du Yukon ouvrent tranquillement

Des panneaux transparents installés entre les chaises des clients dans un salon de coiffure.

Les salons de soins personnels ont dû mettre en oeuvre plusieurs mesures de protection comme l'installation de panneaux transparents d'acrylique.

Photo : Radio-Canada / Steve Silva

Certains salons de coiffure, d’esthétique ou de tatouage ont ouvert leurs portes mercredi, mais nombreux sont ceux qui ont choisi d’attendre encore quelques jours.

Dans le cadre du plan de déconfinement, les autorités sanitaires ont annoncé une série de lignes directrices pour permettre aux salons de soins corporels d’élaborer le plan de réouverture qu'ils doivent soumettre à un inspecteur.

Ces lignes directrices impliquent une évaluation de santé et des risques pour les employés comme pour les clients, le maintien de la distanciation physique, ou quand ce n’est pas possible, le recours à de l’équipement de protection personnelle, le nettoyage rigoureux des surfaces, de l’équipement, et des mains avec un agent désinfectant.

Shari Mcintosh n’a pas attendu la publication de directives et procède depuis des semaines à l’aménagement de son salon de coiffure et d'esthétique avec l’installation de panneaux d'acrylique, de stations de nettoyage de mains et de procédures pour la circulation des clients.

Elle n’ouvrira toutefois ses portes que lundi prochain qualifiant l’approche « de nouvelle grande ouverture ».

Plan serré de Shari Mcintosh dans son salon de coiffure.

Shari Mcintosh, copropriétaire d'un salon de coiffure et d'esthétique, veut s'assurer que toutes les mesures de précaution sont en place avant d'ouvrir ses portes même s'il est permis de le faire.

Photo : Radio-Canada / Steve Silva

Nous devons placer la barre [sanitaire] haute dans l'industrie pour s’assurer de garder le nombre de cas à zéro. Nous ne voulons pas que l’industrie soit celle qui échoue avec la COVID-19 alors il est important d’aller au-delà des attentes.

Shari Mcintosh, copropriétaire, Head to Toe

Elle ne cache pas que ce retour au travail cause du stress à ses employées qui devront adopter de nouvelles façons de faire pour prodiguer leurs soins.

Au salon d’Ammanda Partridge, certaines esthéticiennes ont choisi de ne pas retourner immédiatement au travail.

Ammanda Partridge sourit à la porte de son salon couverte d'enseignes de précautions sanitaires.

Ammanda Partridge a hâte de revoir les clients, mais admet que la réouverture exige beaucoup d'organisation.

Photo : Ammanda Partridge

Elles craignent que les clientes n’aient pas la même expérience avec toutes les mesures de précaution en place, que ce ne soit pas aussi relaxant, que la communication ne soit pas aussi agréable avec le port du masque.

Ammanda Partridge, propriétaire, Elements Studio

Ensuite, l'installation de panneaux d'acrylique et les commandes d'équipement de protection personnelle pour les employées mettent du temps à arriver et n’ont pas permis à la propriétaire d’être fin prête pour cette première date d'ouverture.

Mais surtout, la réalité familiale

Puisque plusieurs des employés ont leurs enfants à la maison, il faut trouver une solution pour la garde. Dans le salon de Shari Mcintosh, les horaires devront être ajustés en demi-journée pour les employées. Dans celui d’Ammanda Pratridge, qui n’accueillera pas de clients avant lundi non plus, certaines employées cherchent toujours une solution.

L’industrie embauche beaucoup de femmes, et beaucoup de ces femmes sont mères monoparentales. La COVID-19 a certainement laissé une marque où dans bien des ménages, les mères monoparentales ne peuvent pas retourner au travail puisqu’elles doivent s’occuper des enfants à la maison.

Shari Mcintosh, copropriétaire, Head to Toe

« La logistique d’ouverture [a causé du stress]. Nous avons reçu l’avis des autorités que quelques jours avant l’annonce publique alors il n’y a pas eu beaucoup de temps pour organiser la garde des enfants. Nombre d’entre nous avons perdu notre place en garderies », explique de son côté Ammanda Partridge.

Le téléphone ne dérougit pas et les clients se font flexibles dans la prise de rendez-vous, disent les commerçantes qui ont profité de l’occasion pour se munir de logiciels pour la prise de rendez-vous.

Mais la communauté d’entrepreneurs s’est vraiment rapprochée pendant cette situation. Tous ces entrepreneurs qui ne se connaissaient pas nécessairement auparavant se sont assurés que tout un chacun allait s’en sortir. Ça a vraiment été extraordinaire et inspirant.

Ammanda Partridge, propriétaire, Elements Studio

Ammanda Partridge est satisfaite du soutien financier offert par les gouvernements, mais admet que les coûts associés à l’équipement de protection sont significatifs et sans profits engrangés au cours des derniers mois, il est difficile d’équiper le salon comme il se doit ou de renouveler l’inventaire de produits.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !