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Soulagement et inquiétudes autour des centres de la petite enfance à l'Î.-P.-É.

Des enfants dans une garderie.

La réouverture des garderies sera un casse-tête pour les nombreux parents qui devront retourner au travail.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Julien Lecacheur

Le nombre de places dans les centres de la petite enfance de l'Île-du-Prince-Édouard a fortement augmenté depuis le début de la phase deux, le 22 mai dernier. Et une semaine après la mise en place des nouvelles mesures, les émotions restent partagées entre l'excitation du retour et l'inquiétude face à la COVID-19.

Kathleen Couture peut en témoigner. La présidente de l'Association des centres de la petite enfance de l'Île-du-Prince-Édouard explique être soulagée après les premiers jours. La première semaine s'est bien passée. C'était différent, il y avait du stress et de l'inconnu, mais les éducatrices sont passées au travers, souligne-t-elle.

Kathleen Couture, directrice de l’Association des centres de la petite enfance francophones de l'Île-du-Prince-Édouard.

Kathleen Couture, directrice de l’Association des centres de la petite enfance francophones de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Depuis lundi, les cinq centres francophones gérés par l'Association sont rouverts et accueillent 55 enfants. Ces derniers sont séparés en groupe de quatre accompagnés d'une éducatrice. Ils doivent malgré tout respecter des règles strictes. Parfois, celles-ci ne sont pas faciles à suivre, principalement pour les enfants.

Les enfants s'ennuient de jouer ensemble. Ils s'ennuient de tous leurs amis et des éducatrices. Présentement, ils ne sont pas avec leurs amis. Ils ne sont pas non plus dans leur salle ni avec la même éducatrice. Alors, c'est à la fois dur pour les enfants, mais aussi pour nos employés.

Kathleen Couture, présidente de l'Association des centres de la petite enfance de l'Île-du-Prince-Édouard

Le gouvernement salue les éducatrices, le Parti vert s'inquiète

Malgré l'excitation ambiante au sein des centres de la petite enfance francophone, la peur de la COVID-19 reste très présente. On doit prendre soin des autres enfants en espérant que notre centre ne soit pas contaminé. On se pose toujours cette question, comment puis-je prendre soin de ma famille et de moi-même ainsi que des enfants des autres en même temps, s'exclame, Kathleen Couture.

À gauche, Brad Trivers discute avec Karla Bernard qui se trouve en face de lui.

Brad Trivers, le ministre de l'Éducation, échange avec la députée du Parti vert Karla Bernard au sujet des garderies.

Photo : Julien Lecacheur

Ce sentiment de risque se fait aussi sentir du côté de l'Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard. La députée du Parti vert de Charlottetown - Victora Park, Karla Bernard, s'inquiète des conséquences de la COVID-19 non seulement sur les enfants, mais aussi sur les éducatrices qui font face à beaucoup de stress.

La députée réclame aussi plus de moyens et plus d'argent de la part du gouvernement conservateur pour aider les centres de la petite enfance ainsi que les éducatrices.

Je suis un peu nerveuse pour le futur ici, car je ne sais pas combien de temps on va rester dans cette position. Qu'est-ce que cela veut dire pour la santé mentale des enfants, mais aussi de celle des personnes qui prennent soin des enfants?

Karla Bernard, député du Parti vert, Charlottetown - Victoria Park
Karla Bernard est debout. Elle répond aux questions des journalistes.

Karla Bernard s'inquiète des répercussions de la COVID-19 sur les centres de la petite enfance de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Julien Lecacheur

De son côté, Brad Trivers, le ministre de l'Éducation, a conscience de la situation difficile vécue dans les centres de la petite enfance de la province. Il explique que son ministère se réunit régulièrement avec les acteurs du secteur afin de réagir rapidement aux interrogations qu'ont les garderies et aux problèmes qu'elles rencontrent.

Ils ont vraiment relevé le défi. Malgré le danger d'être contaminé, ils se sont courageusement présentés. Il faut souligner que ces travailleurs venant du privé se sont portés volontaires pour fournir ce service. On ne pouvait pas les obliger, mais ils l'ont fait d'eux-mêmes, explique le ministre.

Brad Trivers est debout. Il répond aux questions des journalistes derrière son pupitre.

Brad Trivers, le ministre de l'Éducation, souligne le travail des éducatrices et des centres de la petite enfance durant la pandémie de la COVID-19.

Photo : Julien Lecacheur

Les risques pourraient augmenter dès le 1er juin au début de la phase trois. Le gouvernement devrait annoncer très prochainement, entre autres, l'augmentation du nombre de places dans les centres de la petite enfance ainsi que l'augmentation du nombre d'enfants par salle.

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Île-du-Prince-Édouard

Éducation