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Les Québécois invités à réclamer des produits du Saint-Laurent

Des fruits de mer dans une assiette.

La campagne vise à encourager les Québécois à se procurer des produits de la mer issus du fleuve Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

Le collectif Manger notre Saint-Laurent lance la campagne #MangeTonStLaurent. L'objectif est d'accroître l'autonomie alimentaire du Québec en encourageant ses résidents à demander que les produits pêchés dans le fleuve Saint-Laurent soient rendus plus accessibles chez les commerçants.

Selon le collectif, seulement 19 % des ressources du Saint-Laurent se retrouvent dans nos assiettes et le reste est exporté ailleurs au Canada ou est vendu sur le marché international.

La porte-parole de la campagne, la chef du restaurant Chez St-Pierre, Colombe St-Pierre, considère qu'il est primordial d'encourager les Québécois à manger les produits de leur fleuve, puisqu'elle sent qu'il y a un souhait sincère de tendre vers plus d'autonomie. [...] La crise nous a mis face au fait que notre niveau d'autonomie pouvait s'améliorer, dit-elle.

Notre souhait le plus sincère, c'est qu'on devienne des mangeurs de nos produits.

Colombe St-Pierre, porte-parole de la campagne #MangeTonStLaurent

#MangeTonStLaurent encourage donc les citoyens à poser des actions pour que les produits du Saint-Laurent soient rendus plus accessibles sur les tablettes des épiceries et des poissonneries du Québec.

Plus on sera nombreux à le faire, plus le mouvement sera fort, plus on pourra peut-être constater, d'ici une vingtaine d'années, que tous ces petits gestes auront eu un effet positif sur notre autonomie alimentaire en matière de pêcheries, soutient Colombe St-Pierre.

Vêtue de jaune, la chef sourit en discutant.

Colombe St-Pierre, chef et copropriétaire du restaurant Chez St-Pierre

Photo : Radio-Canada / Christian Côté

La campagne offre des actions simples à réaliser en 5, 15 ou 30 minutes par les consommateurs.

La première action, celle de 5 minutes, consiste à repérer les produits du Saint-Laurent sur les tablettes et de se les procurer.

La seconde action proposée, celle pour laquelle le collectif considère qu'il faut disposer de 15 minutes, consiste à demander et à insister gentiment auprès du poissonnier ou de l'épicier pour que ce dernier propose des produits issus du fleuve Saint-Laurent.

La troisième action, celle de 30 minutes, consiste à se rendre sur la plateforme en ligne de mangernotresaintlaurent.com pour se renseigner au sujet des produits et des enjeux entourant les pêcheries au Québec, mais aussi pour apprendre à apprêter les produits de la mer.

L'assiette d'esturgeon jaune du Saint-Laurent et oursin du Kamouraska du Laurie Raphaël. Accompagnement de légumes racines et caviar du lac Saint-Pierre.

Des informations concernant la façon d'apprêter les poissons, les bourgots, les algues et les autres produits du Saint-Laurent sont aussi disponibles sur la plateforme (archives).

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

Des capsules de chefs sont notamment disponibles sur la plateforme en ligne.

On a perdu un petit peu le savoir. On a perdu un petit peu, finalement, le patrimoine de comment cuisiner tous ces produits-là.

Colombe St-Pierre, porte-parole de la campagne #MangeTonStLaurent

Selon Colombe St-Pierre, les Québécois doivent retrouver la fierté et le savoir liés aux produits d'ici.

Le collectif Manger notre Saint-Laurent existe depuis 2018.

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Bas-Saint-Laurent

Industrie des pêches