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COVID-19 : des syndiqués demandent l'intervention de l'armée aux Résidences de la Gappe

Une photo de l'édifice de quelques étages.

Deux résidents de la phase 2 des Résidences de la Gappe sont morts du coronavirus depuis le 15 mai (archives).

Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

Radio-Canada

L'Union des employés et employées de services demande l'intervention des Forces armées canadiennes à la phase 2 des Résidences de la Gappe, à Gatineau, qui est aux prises avec une importante éclosion de COVID-19.

Ce qu’il nous faut surtout, c’est des bras, et on n’en a pas, de bras, affirme le représentant syndical régional de l’Union des employés et employées de service, Pierre Brabant.

La ressource intermédiaire est aux prises avec une éclosion de COVID-19 depuis le 15 mai dernier. Depuis le début de la flambée, 25 résidents ont contracté le coronavirus et 2 en sont morts, selon le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais.

Les Résidences de la Gappe, malgré l’intervention du [Centre intégré de santé et de services sociaux], ne semblent pas être en contrôle de la situation.

Pierre Brabant, représentant syndical régional de l’Union des employés et employées de service

Mais la situation est aussi problématique au sein du personnel, ce qui pousse le syndicat a demandé l’intervention de l’armée. Selon M. Brabant, une trentaine d’employés ne se présentent plus au travail, soit parce qu’ils ont contracté la COVID-19 ou parce qu’ils craignent de l’attraper.

Il y a des préposés qui quittent le navire, qui n'ont pas l’intention de travailler dans des conditions où il y a des risques de propagation et de contamination, estime-t-il.

Intervention du CISSS de l'Outaouais

Le CISSS de l'Outaouais a indiqué, mercredi, qu'il n'a pas l'intention de demander l'aide de l'armée. L'établissement de santé estime que les mesures qu'il a déployées suffisent.

Il a notamment envoyé 21 de ses travailleurs en renfort. Parmi ce contingent figurent des infirmières auxiliaires, des préposées aux bénéficiaires, une infirmière spécialisée en contrôle des infections et un gestionnaire en hygiène et salubrité.

Le syndicat, lui, ne partage pas cet avis. [L'aide du CISSS] est certainement arrivée trop tard, c’est évident. Poser la question, c’est d’y répondre, croit M. Brabant, qui note au passage qu'aucun employé du CISSS n'a été aperçu à la résidence mercredi, d'après ses informations.

Ce dernier souligne aussi qu'il faudrait idéalement faire passer des tests de dépistage à tout le personnel du CISSS et de la résidence pour éviter d'empirer la situation.

Avec les informations de Laurie Trudel

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Ottawa-Gatineau

Santé publique