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Flames et Oilers, même discours et quarantaine de groupe en Alberta

Alex Chiasson des Oilers inscrit un but face au gardien David Rittich des Flames.

Les organisations des Oilers et des Flames sont en faveur du plan de retour au jeu présenté par la LNH

Photo : La Presse canadienne / JASON FRANSON

Fait assez rare, les directeurs généraux des Oilers et des Flames sont sur la même longueur d’onde. Ken Holland des Oilers et Brad Treliving des Flames sont heureux de pouvoir recommencer à penser au hockey, peu importe qui ils doivent affronter et où auront lieu les matchs. Les deux hommes ont réagi, mercredi, à l’annonce du plan de retour au jeu, présenté mardi par le commissaire Gary Bettman.

D’entrée de jeu, le DG des Oilers reconnaît que le défi de la LNH était de taille et il sait que c’était impossible de trouver une foule de solutions qui allait plaire à toutes les équipes.

Au moment de l’arrêt des activités de la ligue en raison de la pandémie de la COVID-19, les Oilers occupaient le 4e rang au classement de l'Association de l’Ouest avec 83 points.

Les Stars de Dallas étaient juste derrière avec 82. Mais parce qu’ils ont disputé deux matchs de moins, les Stars ont devancé les Oilers au classement final, basé sur le pourcentage de points acquis par rapport au nombre de matchs joués.

Ce sont donc les Stars qui obtiennent le dernier laissez-passer disponible pour le tournoi rotation des quatre meilleures équipes. Les Oilers, 5es au classement, devront donc affronter les Blackhawks, 12es.

Contrairement à plusieurs supporteurs des Oilers, qui auraient aimé ne pas voir leur équipe affronter les Hawks, Holland ne critique pas le travail fait par la LNH.

Ce sera une série très enlevante. Comme nous, Chicago compte sur deux joueurs vedettes à l’attaque en Patrick Kane et Jonathan Toews. Je sais que nos joueurs et entraîneurs sont impatients de reprendre l’action.

Ken Holland, directeur général, Oilers

Bataille de l’Alberta peu probable

Les commentaires de Brad Treliving sont sensiblement les mêmes que ceux de son homologue.

Il dit être excité à l’idée de la possibilité d’un retour au jeu, quelque chose qui n’était pas vraiment envisageable il y a à peine un mois.

Pour le premier tour, les adversaires des Flames, 8es dans la conférence de l’Ouest, seraient les Jets de Winnipeg qui étaient 9es.

La possibilité d’assister à une bataille de l’Alberta au premier ou au deuxième tour des séries éliminatoires était bien présente avec une dizaine de matchs à jouer en saison. Cette possibilité, qui emballait les supporteurs des deux équipes et les deux organisations, devient beaucoup moins probable avec le format proposé par la LNH. 

Pour voir un duel entre les Flames et les Oilers, il faudrait attendre au troisième ou au quatrième tour. 

Dans une situation comme celle que nous vivons, il faut mettre de côté nos intérêts personnels et penser à la situation globale.

Brad Treliving, directeur général, Flames

Gagner cinq séries

En raison de la présence de 24 équipes, plutôt que 16, dans la course pour l’obtention de la Coupe Stanley, certains sont d’avis que l’équipe championne ne sera pas aussi méritante que celles qui ont remporté le précieux trophée « à la régulière ».

C’est tout le contraire, affirme le capitaine des Flames Mark Giordano.Dans notre cas, pour être sacrés champions, nous devons gagner cinq rondes éliminatoires, du jamais vu. S’il y a un astérisque à côté du nom de l’équipe championne, ce sera pour signifier que la coupe a été plus difficile à remporter et non plus facile.

Le vétéran défenseur ajoute qu’il faut aussi considérer que toutes les équipes pourront compter sur des formations en pleine santé, ce qui n’est normalement pas le cas une semaine après la fin d’une longue saison.

Formation en santé

Chez les Oilers, deux joueurs se retrouvaient sur la liste des blessés à la mi-mars, ils seront en mesure de revenir au jeu si des matchs de séries éliminatoires sont disputés cette année.

Nous avions prévu que Joakim Nygard et Mike Green seraient en mesure de disputer quelques matchs avant le début des séries éliminatoires. S’ils devaient être prêts à jouer en avril, ils le seront en août.

Les Flames ont joué durant un mois sans le défenseur Travis Hamonic. Le Franco-Manitobain serait lui aussi en mesure de jouer à la reprise des activités.

Un plan pour accommoder la LNH

L’Alberta continue de multiplier les efforts pour convaincre la LNH de choisir Edmonton comme une des deux villes hôtes pour les séries éliminatoires.

Le premier ministre Jason Kenney a écrit à son homologue fédéral Justin Trudeau afin de lui demander s’il était possible d’envisager une exemption de quarantaines pour les athlètes professionnels.

Selon Kenney, une telle mesure est nécessaire si on veut qu’une ville canadienne (Edmonton, Vancouver ou Toronto) soit retenue par la LNH. La semaine dernière, les États-Unis ont annoncé que certains athlètes professionnels, ainsi que le personnel de certaines équipes, pourraient ne pas avoir à observer une période de quarantaine lors de leur entrée au pays.

La médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, Deena Hinshaw, a quant à elle écrit au commissaire de la LNH pour lui faire part de certains ajustements que la province serait prête à faire en matière de santé publique.

Elle parle notamment d’un concept de quarantaine de groupe, où tous les joueurs et le personnel d’une ou de deux organisations pourraient être considérés comme étant une seule et même cohorte, ce qui leur permettrait de s’entraîner ensemble et même de s’affronter.

Elle ne croit pas que ce concept soit un privilège offert aux joueurs de la LNH, car il fait déjà partie des lignes directrices de la province.

La docteure Hinshaw rappelle que peu importe les mesures qui seront proposées, sa priorité demeure la sécurité des Albertains.

Ken Holland n’a pas été impliqué dans la soumission présentée par les Oilers, mais il affirme que la Place Rogers est l’endroit idéal pour accueillir un grand nombre d’équipes. Il ajoute que les répercussions seraient incroyables pour son organisation, pour la ville d’Edmonton et pour la province.

Pour Mark Giordano l’endroit où seront disputés les matchs n’a pas une grande importance.

Le seul avantage de jouer à Edmonton, dit-il, serait un plus court voyage pour les joueurs des Flames. Il croit que le fait de jouer devant des gradins vides ne donnera un avantage à aucune équipe.

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