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La cueillette des morilles aura lieu au Yukon, avec des restrictions

Un gros plan d'une morille avec un peu d'herbe et sur un sol de terre et de bois calciné.

Les morilles sont nombreuses dans les forêts qui ont été ravagées par des feux. Cette année, seuls les résidents du Yukon pourront les ramasser dans le territoire en vue de les vendre.

Photo : CBC/Dillon Hodgin

Radio-Canada

Le gouvernement yukonnais a finalement donné son feu vert aux cueilleurs de morilles du territoire qui ramassent ces champignons dans un but lucratif.

C’est un revirement de situation. Le gouvernement territorial avait annoncé en début d'année que, en raison de la pandémie de la COVID-19, il n’y aurait pas de délivrance de permis pour la cueillette commerciale de la morille, que cela soit pour les Yukonnais ou les personnes étrangères au territoire. Cette décision devait être respectés jusqu'à ce que des assouplissements concernant la fermeture des frontières soient mis en place.

Les restrictions entourant les frontières n’ont pas changé, et les non-résidents n’ont toujours pas l’autorisation d’entrer sur le territoire, mais le gouvernement a fait preuve de plus de souplesse. Désormais, seuls les habitants du Yukon recevront une autorisation de cueillette à but commercial.

Une bonne nouvelle pour Bernard Stehelin, qui travaille habituellement dans le secteur touristique à Whitehorse. Alors que la saison s’annonce plus pauvre que les années précédentes en raison de la pandémie, ce dernier a décidé de trouver une autre activité rémunérée, pouvant le soulager financièrement. Mon plan, c’était d’amener mes enfants avec moi au lac cet été et de ramasser des champignons pour se faire un peu d’argent, témoigne-t-il.

Un homme et une femme se tiennent devant un site récréatif au Yukon.

Bernard Stehelin, qui travaille normalement dans le tourisme, affirme que la vente des morilles lui permettra de gagner un peu d'argent alors que la saison touristique s'annonce moins bonne que les années précédentes au Yukon.

Photo : Radio-Canada / Sandi Coleman

Il s’était d’ailleurs plaint auprès du gouvernement territorial de l’absence de permis pour la saison et lui avait demandé de délivrer des permis pour les Yukonnais uniquement.

Des craintes de la Première Nation de White River

Dans un communiqué, la Première Nation de White River, située près de l'Alaska, non loin de la ville fantôme Snag, se dit préoccupée par l’ouverture de la saison de la morille.

Elle demande à tous les cueilleurs de morilles potentiels de la zone de respecter ses lignes directrices et de s'inscrire auprès de la Première Nation pour recevoir un permis de cueillette. Le but est d’informer les gens, avant leur arrivée, sur toutes les règles à suivre, comme celle de ne pas laisser de déchets ou de préserver l’environnement.

On veut s’assurer que notre terre, notre eau et notre peuple sont respectés pendant la saison des morilles.

Ray Gunness, Première Nation de White River

La Première Nation dit surtout vouloir éviter la situation qui s’est produite dans la nation Little Salmon Carmacks, au nord de Whitehorse, en 2014, qui avait vu les cueilleurs entrer sur ses terres sans permission et laisser un grand bazar , indique le communiqué.

Elle demande aussi aux cueilleurs de rester informés de la situation sanitaire et rappelle aussi à ceux qui souhaiteraient venir faire de la cueillette dans la zone qu’ils doivent être autosuffisants et, en aucun cas, se rendre dans la communauté pour se procurer des provisions

Pour s’assurer du respect des règles, des agents feront des contrôles.

Une activité lucrative

Chaque année, à la fin du printemps et au début de l’été, de nombreux amateurs de morilles venus d’un peu partout se rendent dans le Nord canadien pour s'adonner à la cueillette de morilles, qui peut rapporter plusieurs centaines de dollars par jour à la vente.

Une petite morille entourée de branches calcinées.

Les morilles poussent en abondance dans les zones frappées par des feux de forêts.

Photo : CBC/Dillon Hodgin

Les morilles apparaissent souvent dans des zones touchées par des feux, ce qui fait dire à Bernard Stehelin que la zone de Pelly Crossing devrait voir une abondance de ces champignons, puisqu’elle a subi des feux l’été dernier.

Je pense que c’est parfait, c’est ce dont le Yukon a besoin en ce moment. Il nous faut des occasions d’emploi, nous avons besoin de liquidités, nous avons besoin d’argent.

Bernard Stehelin, agent touristique à Whitehorse et cueilleur de morilles

La possibilité de faire des profits ne doit pas faire oublier les gestes barrières de base, selon le gouvernement yukonnais, qui rappelle que l’activité doit s’accompagner de distanciation sociale et de lavages de mains réguliers.

Bernard Stehelin n’y voit aucun problème : On peut se faire 1 million de dollars avec ces morilles, et je pense que ceux qui vont aller les ramasser vont le faire de manière sécuritaire.

Les personnes qui souhaitent ramasser ces champignons pour leur consommation personnelle n’ont pas besoin d’obtenir de permis.

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