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Retour à la case orange pour le Restigouche

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, la Dre Jennifer Russell le mercredi 27 mai.

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, la Dre Jennifer Russell le mercredi 27 mai.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick annonce que la zone 5 régresse en phase orange, la deuxième étape du plan de déconfinement.

La médecin hygiéniste en chef craint une possible éclosion dans cette région du nord de la province après qu'une personne porteuse du virus a eu de nombreux contacts dans la communauté.

La région compte trois cas actifs, soit un de plus que mardi. Ce nouveau cas est un professionnel de la santé dans la cinquantaine qui a voyagé au Québec et qui a vu des patients à son retour dans la province. Il a également travaillé à l’Hôpital Régional de Campbellton.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Il est à noter que certains travailleurs de la santé peuvent être exemptés de la consigne d'isolement. Le gouvernement ne précise pas si l'individu en question était en droit d'obtenir une exemption, mais il mentionne qu'il n’a pas été honnête pour les raisons de son déplacement.

Les trois cas actifs au Nouveau-Brunswick se situent dans la zone 5, qui s'étend de Whites Brook jusqu’au village de Belledune. Ces cas constituent un seul et même groupe, tous liés à un voyage à l'extérieur de la province, a indiqué la médecin hygiéniste en chef.

Je suis préoccupée [par le fait] que d'autres cas apparaîtront dans les prochains jours, a-t-elle admis.

Une unité mobile de dépistage dans les communautés touchées dans la zone 5 est en place.

Le gouvernement a demandé aux professionnels de la santé de cette zone de s’abstenir de travailler dans plus d’un établissement de soins.

La Dre Jennifer Russell demande « l'intégrité » aux frontières

L’interdiction des voyages non essentiels dans le cadre de l’état d’urgence reste en vigueur dans la province, malgré la mise en place de la phase jaune, la troisième étape du plan de déconfinement.

La Dre Jennifer Russell a confirmé avoir entendu des anecdotes de gens refusant l’auto-isolement à leur retour à la maison.

Il est important que les gens soient honnêtes avec le personnel de la sécurité publique à nos frontières [...] pour que la santé de tous puisse être protégée, a insisté la Dre Jennifer Russell.

Blaine Higgs monte le ton

Le premier ministre Blaine Higgs a dérogé à son ton habituel lors du point de presse de mercredi.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick, le 20 mai 2020.

Le premier ministre Blaine Higgs a manifesté son agacement vis-à-vis de la situation lors du point de presse de mercredi.

Photo : Radio-Canada

Je veux être clair. Il y a encore des règles à suivre. Si on ne les respecte pas, on met tout le monde en danger, a-t-il fulminé, visiblement agacé. On veut revenir à la normale, et on ne peut pas laisser une région nous ralentir, a-t-il ajouté.

Il importe à chacun d’entre nous de fournir notre part d'efforts. Il ne faut pas essayer de contourner les règles.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick

Le premier ministre a ensuite encouragé les gens de Campbellton à Belledune à rester à la maison pour le moment.

On ne peut pas penser qu’on est sorti d’affaire. On est quand même dans le pétrin dans cette région, a-t-il laissé tomber.

Le retour à la phase orange signifie que les résidents de la zone 5 devront faire une croix sur les rassemblements extérieurs de 50 personnes et sur la reprise de nombreuses activités du secteur privé. Ils devront aussi éviter les contacts à l'extérieur de leur bulle à deux ménages.

Un coup dur pour la région

Le maire d'Atholville, Michel Soucy, a accordé une entrevue au Téléjournal Acadie quelques instants après avoir appris la nouvelle. Selon lui, la situation est regrettable à cette étape du déconfinement.

Le maire d'Atholville, Michel Soucy, le 27 mai 2020.

Le maire d'Atholville, Michel Soucy, le 27 mai 2020.

Photo : Radio-Canada

Il y a beaucoup de commerçants, de gens, qui attendaient cette occasion-là pour avoir des services, c'est certain que ça va donner un coup à la région. Mais en même temps, il faut se dire qu'il faut vraiment prendre au sérieux la situation, a-t-il confié.

Que l'on soit dans n'importe quel secteur, à un moment donné, il faut prendre la situation au sérieux. [Et prendre la situation au sérieux], ce n'est pas cacher [de l'information] et mettre les gens en danger.

Michel Soucy, maire d'Atholville

Il faut s'attendre à ce qu'il y ait d'autres cas dans la région du Restigouche. Ce n'est pas être alarmiste, c'est être réaliste, a-t-il dit. C'est à nous, les gens du Restigouche, à faire un pas en arrière pour pouvoir avancer éventuellement et regarder vers l'avenir de façon plus positive.

La mairesse de Campbellton a elle aussi pris la parole peu de temps après la conférence du gouvernement.

Nous sommes revenus à une étape d’autoconfinement, a dit Stephanie Anglehart-Paulin dans une diffusion en direct sur Facebook.

La mairesse de Campbellton, Stephanie Anglehart-Paulin, souriante devant un tableau de Campbellton.

La mairesse de Campbellton, Stephanie Anglehart-Paulin (archives).

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Elle a appelé la population à faire preuve de solidarité et à suivre les règles de santé publique.

Pour ceux qui se sont fait couper les cheveux, bravo, vous êtes chanceux! Nous allons nous rendre là à nouveau, mais pour l’instant, on doit laisser les autorités publiques faire leur enquête, a-t-elle déclaré.

Ne perdez pas espoir, nous avons réussi la première fois et nous allons y arriver à nouveau. Soyez responsables, a-t-elle résumé, en ajoutant qu’elle allait désormais prendre le micro plus régulièrement afin de transmettre de nouvelles informations.

On se revoit vendredi, a conclu la mairesse.

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