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Katherine Stewart-Jones force la main de Nordiq Canada

Une skieuse pendant une compétition internationale de ski de fond

Katherine Stewart-Jones de Chelsea, lors des Championnats du monde de ski nordique, cross-country, épreuve de 10 km à Lahti (FINLANDE)

Photo : nordicfocus / Modica/NordicFocus

Les six dernières semaines ont été particulièrement stressantes pour Katherine Stewart-Jones. L’athlète de Chelsea avait été exclue de l’équipe nationale de ski de fond, mais elle a remporté une victoire en appel contre Nordiq Canada pour reprendre sa place.

Je suis vraiment heureuse, mais aussi c’est un gros soulagement pour moi. Ça a été des semaines difficiles pour moi, a expliqué l’athlète jointe mercredi à Canmore, où elle habite depuis deux ans.

L’athlète de 25 ans, tout comme la Québécoise Cendrine Browne et l’Albertaine Maya MacIsaac-Jones, faisait partie des quatre meilleures athlètes canadiennes sur le circuit de la Coupe du monde l'hiver dernier.

Les trois devaient se classer deux fois parmi les 20 premières en Coupe du monde ou une fois parmi les 12 meilleures, ce qui n'avait pas été réussi selon Nordiq Canada.

Stewart-Jones a remporté sa cause en appel parce qu’elle a fait valoir qu’à l’étape d'Östersund, en Suède, en février, elle a terminé au 9e rang d’une course de poursuite à la deuxième journée de l’épreuve.

Nordiq Canada n’avait comptabilisé que son 32e rang global pour cette compétition. Browne attend toujours, pour sa part, le résultat de son appel.

C’est très émotionnel parce que le ski de fond, c’est vraiment ma vie. Je dédie mon temps à ça. C’était important pour moi de faire mon appel. C’était très stressant, mais c’était important de ne pas laisser cette émotion-là prendre contrôle de ma vie, a ajouté la Québécoise en entrevue vidéo.

En conservant son brevet d’athlète de Sport Canada, elle s’assure de profiter d’une subvention de 22 000$ et du centre d’entraînement de l’équipe nationale.

Elle avait continué à le fréquenter en attendant une décision dans son cas, mais elle devait s’y entraîner par elle-même. Si elle n’avait pas regagné sa place au sein de l’équipe nationale pour une sixième année, Stewart-Jones aurait dû se trouver un nouveau club en Alberta pour poursuivre son entraînement.

Elle soutient ne pas avoir de ressentiment à l’endroit de sa fédération.

Pour moi, ce n’est pas personnel, pour eux non plus, je ne pense pas. C’est juste de voir qu’est-ce qui est juste et est-ce que je devrais faire partie de l’équipe, a-t-elle mentionné.

Dans un communiqué mardi, Nordiq Canada a indiqué respecter le résultat du processus d’appel et reconnaître l’importance des résultats de Katherine pendant la dernière année.

Cette dernière a l’intention de redoubler d’ardeur au cours de la prochaine saison afin d’obtenir de meilleurs résultats pour ne pas se retrouver dans cette situation encore une fois.

Elle s’entraîne en ski à roulettes et à la course à pied pour le moment. Les quelques poids libres qu’elle a à la maison lui permettent aussi de faire un peu de musculation.

On a des camps d’entraînement prévus cet été, mais on ne sait pas si on va pouvoir les faire, a indiqué celle qui peut respirer plus facilement depuis quelques jours.

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