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L’Alberta suspend ses essais cliniques sur l’hydroxychloroquine

Une vaste étude publiée dans la revue scientifique The Lancet a conclu à des résultats inefficaces, voire nocifs, de ce médicament.

Un employé de pharmacie tient des comprimés d'hydroxychloroquine.

L’hydroxychloroquine fait l'objet de nombreuses études cliniques dans le monde.

Photo : Reuters / Yves Herman

Radio-Canada

L’Alberta suit les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et suspend ses essais cliniques en cours sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le traitement de la COVID-19.

L’Université de Calgary, l’Université de l’Alberta, les services de santé et le gouvernement provincial se sont associés à la mi-avril pour recruter 1600 volontaires et tester le médicament.

Une étude, publiée la semaine dernière dans la revue scientifique The Lancet, a toutefois interrompu les recherches en concluant que la chloroquine et ses dérivés étaient inefficaces, voire néfastes, pour les personnes atteintes de la COVID-19.

Nous avons interrompu [les essais] pour pouvoir examiner plus en profondeur les questions de sécurité et nous appelons d’autres groupes internationaux qui font les mêmes essais pour voir ce qu’eux font et ce qu’ils ont découvert, a expliqué la chercheuse principale des essais albertains, la Dre Luanne Metz.

Celle-ci note toutefois que l’étude en cours dans la province suit des paramètres différents de ceux publiés dans The Lancet. Les personnes ayant des problèmes cardiaques ou prenant de nombreux médicaments sont exclues de la recherche albertaine. Les essais s’intéressent également aux personnes qui peuvent gérer les symptômes de la maladie à la maison alors que la vaste étude internationale a analysé les données d'environ 96 000 personnes infectées par le virus SRAS-CoV-2 admises à l'hôpital.

Selon la Dre Metz, la suspension aura peu de conséquences sur sa recherche, puisque seulement 150 volontaires avaient été recrutés et uniquement six étaient en cours de traitement à l’hydroxychloroquine.

Les participants n’ont eu pour l’instant aucun problème noté dans l’étude de la revue The Lancet. Il est toutefois trop tôt pour obtenir des résultats, souligne la Dre Metz.

Elle craint toutefois que, même si leurs essais sont considérés comme sécuritaires, plus personne ne veuille y prendre part.

L'hydroxychloroquine est un dérivé de la chloroquine, prescrite depuis de nombreuses décennies contre le paludisme. Connue au Canada sous le nom de Plaquenil, l'hydroxychloroquine est prescrite contre le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde.

D'après une entrevue à l'émission Calgary Eye Opener

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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