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De votre nez au laboratoire: le chemin d’un écouvillon de dépistage de la COVID-19

Un homme, les yeux fermés assis. Une personne debout devant lui approche une longue tige qui ressemble à un coton-tige vers son nez.

Un travailleur de la santé effectue un prélèvement pour dépister la COVID-19, la maladie causée par le nouveau coronavirus.

Photo : Fournie par Shared Health/province du Manitoba

Le laboratoire de microbiologie du Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) de Trois-Rivières reçoit entre 400 et 900 spécimens de dépistage de la COVID-19 chaque jour depuis le mois de mars.

Deux microbiologistes-infectiologues et neuf techniciennes de laboratoire y travaillent à temps plein sur le dépistage de la COVID-19.

La Dre Claudia Houle est microbiologiste-infectiologue au laboratoire de microbiologie du CHAUR. Elle a raconté en détail en entrevue à Facteur matinal le chemin que parcourt un échantillon entre le prélèvement et le résultat d’analyse.

Trois personnes masquées devant une clinique de dépistage mobile.

L'une des cliniques de dépistage mobiles du CIUSSS MCQ s'est rendue à l'usine Aliments Prémont mardi, à Sainte-Angèle-de-Prémont en Mauricie.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Sur le territoire du CIUSSS MCQ, les prélèvements se font dans les centres hospitaliers, les centres d'évaluation et les cliniques de dépistage mobiles.

Pour faire un prélèvement, une infirmière utilise un écouvillon, qui ressemble à un long coton-tige, pour aller chercher un spécimen dans la gorge et dans les narines d’un patient.

L’écouvillon utilisé est ensuite immergé dans un petit tube de verre, qui contient un milieu de transport liquide, et transporté au laboratoire du CHAUR.

Une employée de laboratoire manipule des échantillons.

C'est au laboratoire du Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) de Trois-Rivières que sont effectuées les analyses des tests de dépistage de la COVID-19 pour tout le CIUSSS MCQ.

Photo : Laboratoire du Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR)

À son arrivée au laboratoire, le spécimen sera traité à la chaleur pour inactiver le virus qui pourrait s’y trouver. Cette manœuvre permettra au personnel de laboratoire de le manipuler sans danger, comme le virus sera mort.

Les techniciennes de laboratoire et les microbiologistes-infectiologues vont ensuite appliquer la technique de la biologie moléculaire, qui permet de détecter le matériel génétique du virus.

Image montrant le SARS-CoV-2 qui se développe à la surface de cellules (bleu/rose) cultivées en laboratoire.

Cette image montre le SARS-CoV-2 (jaune), le virus qui cause la COVID-19, qui se développe à la surface de cellules (bleu/rose) cultivées en laboratoire.

Photo : NIAID-RML

Cette technique consiste à libérer par une réaction chimique le virus potentiellement présent des cellules humaines où il aurait trouvé refuge.

Une fois cette opération terminée, le personnel de laboratoire va faire en sorte que le virus, toujours inactivé, se multiplie en millions de copies.

Cette phase d’amplification virale se fait avec un appareil spécialisé qui produit 40 cycles thermiques, atteignant chacun près de 100 degrés Celsius.

À chaque température élevée atteinte, le matériel génétique du virus va doubler, a expliqué Dre Claudia Houle. À la fin du processus de deux heures, on aura des millions de copies du virus dans le puits du patient. C’est à ce moment-là qu’on est capable de détecter le virus et émettre un résultat.

Le laboratoire de microbiologie du CHAUR possède deux appareils du genre, qui fonctionnent 21 heures par jour. Son équipe peut faire jusqu’à 1300 tests par jour.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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