•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ressources Pershimex pourra restaurer un site abandonné au sud de Belcourt

Une vieille photo montre le site d'une ancienne mine.

La mine Pershing-Manitou a été en opération de 1941 à 1945.

Photo : Gracieuseté

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le site minier abandonné Pershing-Manitou, au sud de Belcourt, aura droit à un programme de restauration au cours des prochains mois grâce aux travaux de Corporation Ressources Pershimex.

Le ministère des Ressources naturelles du Québec a approuvé, à la mi-mai, un plan visant à faire disparaître un amoncellement de 2000 tonnes de minerai entreposé sur le site depuis la fermeture de la mine dans les années 40. Même s’il n’est pas générateur d’acide, ce minerai est considéré comme une halde de stériles génératrice de lixiviat, qui peut amener des écoulements de sulfures nocifs à l’environnement.

Un homme observe un site minier abandonné. Il porte des lunettes de sécurité et un dossard.

Robert Gagnon est président de Corporation minière Pershimex.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Des analyses menées en collaboration avec le Centre technologique des résidus industriels (CTRI) du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue et l’unité de recherche et de service en technologie minérale de l’UQAT ont permis de valider le projet à la fois d’un point de vue économique et environnemental.

Une tour d'eau se trouve au milieu de bâtiments.

Le Québec comptait pas plus de 450 sites miniers orphelins en 2019, dont 221 anciennes exploitations minières.

Photo : Gracieuseté

Ces résultats ont ensuite permis de convaincre le ministère du bien-fondé de la démarche. C’est assez difficile de motiver un projet comme ça juste sur l’aspect économique, de dire on part avec le tas et on fait de l’argent avec, souligne Robert Gagnon, président de Pershimex. C’est pas comme ça qu’il faut qu’on voie la problématique. S’il peut y avoir amélioration au niveau du passif minier, c’est l’ensemble des Québécois qui va en profiter. Dans ce cas-ci, on ne parle pas d’un gros passif, mais il est là.

Autofinancement

Pershimex espère signer au cours des prochains jours une entente avec un moulin à forfait de la région pour y expédier ces 2000 tonnes de minerai, d’ici mai 2021. Compte tenu des teneurs obtenues lors des analyses, la société junior pourrait en retirer de 200 à 300 onces d’or, ce qui aidera à financer les travaux futurs de Pershimex sur le site, en vue d’une éventuelle exploitation minière souterraine.

Un homme sort d'un vieux bâtiment sur un site minier.

Le site de l'ancienne mine Pershing-Manitou se situe au sud de Belcourt dans la MRC de La Vallée-de-l'Or.

Photo : Gracieuseté

C’est à la la hauteur de ce qu’on peut faire, raconte Robert Gagnon. C’est très rare que des sociétés juniors vont s’impliquer pour prendre un tel genre de responsabilité. Ça faisait partie de notre vision. Pourquoi on n'essayerait pas de montrer que les juniors peuvent être actives autrement qu’au niveau que la performance de l’action en bourse. On a l’opportunité de transformer ce projet en une possibilité économique intéressante, mais aussi un plus pour toute la communauté.

Phase 2

Une fois le minerai retiré du site, Pershimex devra sécuriser le puits en y apposant les dalles de ciment par dessus, tout en s’assurant de ne pas endommager davantage une structure déjà affaiblie. La compagnie pourra aussi reverdir le site en y plantant du trèfle et assurer une suivi environnemental avec le ministère.

Dans une éventuelle phase 2, la compagnie aimerait confirmer la présence de minéralisation aurifère dans le pilier de surface et compléter la sécurisation du site. On a prouvé que le pilier n’est pas conforme parce qu’il n’a pas l’épaisseur réglementaire. Il ne va pas s’écrouler demain matin, mais dans 10, 15 ou 20 ans, il pourrait y avoir une problématique. La meilleure restauration serait de pouvoir prendre un 20 000 tonnes en vrac et extraire ce pilier de surface. Ça va nous permettre aussi de mieux comprendre notre gisement et amener une éventuelle exploitation souterraine, si des forages en profondeur sont concluants, ajoute-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !