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« C'est la femme invisible! » dit Eudore Belzile au sujet de la ministre de la Culture

Le directeur général du Théâtre du Bic, Eudore Belzile.

Le directeur général du Théâtre du Bic, Eudore Belzile (archives)

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

Le directeur artistique du Théâtre du Bic, Eudore Belzile, joint sa voix à celles de 250 artistes qui dénoncent, dans une lettre ouverte, l’inaction de la ministre de la Culture et des Communications concernant la reprise des arts vivants, comme les arts de la scène.

C’est la femme invisible! a affirmé Eudore Belzile lorsqu’il a été interrogé sur l’implication de la ministre Nathalie Roy pour la reprise des arts de la scène à l’émission Info-réveil.

Vendredi dernier, on était probablement quelques milliers suspendus à ses lèvres en conférence de presse […] Elle fait quelques annonces en cinq minutes, qui sont toutes heureuses, mais rien pour les arts vivants, a-t-il déploré.

La lettre ouverte publiée mardi par l’auteur et metteur en scène Olivier Kemeid et des centaines d'artistes, dont Eudore Belzile, fait le même constat. Après avoir attendu neuf semaines dans le brouillard, les artistes de la scène ont l’impression d’avoir encore une fois été oubliés par le gouvernement québécois.

L’annonce : mettez deux ou trois kodaks dans le coin de la scène, ça devrait faire l’affaire en attendant. Pour le reste, il y a les ciné-parcs […], nous en avons été profondément consternés. Le milieu des arts de la scène est unanime : cette conférence de presse a été vécue comme un affront, peut-on lire dans la lettre.

Il porte une barbe, une chemise blanche et des lunettes rectangulaires.

Le directeur artistique du Théâtre de Quat'Sous, Olivier Kemeid, a fait paraître une lettre ouverte à l'intention de la ministre Roy mardi dernier (archives).

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

Ses signataires soutiennent d’ailleurs que les arts vivants ne peuvent dépendre que du web, notamment parce que ce n’est pas un lieu de diffusion payant pour les artistes.

C’est du beau bénévolat et ça donne aussi l’idée que [l’art] tombe un peu du ciel.

Eudore Belzile, directeur artistique du Théâtre du Bic

Pas de réouverture prochaine demandée

Les artistes sont toutefois conscients que la situation actuelle de la COVID-19 ne permet pas une réouverture imminente des salles de spectacles.

Il ne s’agit pas de demander la réouverture des salles de spectacle la semaine prochaine, ni même dans deux semaines, précise Eudore Belzile. Les conditions ne sont absolument pas réunies.

Jonathan Gagnon sur scène, tenant un parapluie.

Des artistes sur la scène du Théâtre du Bic (archives).

Photo : Cath Langlois

Les signataires de la lettre réclament plutôt une rencontre avec la ministre pour être écoutés et participer à l’élaboration de solutions.

Nous exigeons de toute urgence une rencontre avec la ministre de la Culture Nathalie Roy. Plusieurs de nos revendications circulent dans nos plans de relance. Il nous est primordial de les faire entendre.

Extrait de la lettre ouverte

Il faut être partie prenante de la solution, ajoute Eudore Belzile. Il explique que les diffuseurs prévoient leur programmation plus d’un an à l’avance et qu’ils ont besoin, au minimum, d’un calendrier évolutif de relance de l’industrie.

Les artistes qu’on met sous contrat, les pigistes, il faut s’y prendre très longtemps à l’avance. [...] Il faut avoir un dialogue avec la ministre pour nous permettre de poser les bons gestes.

Les signataires de la lettre ouverte demandent aussi un filet social pour les artistes pigistes qui ne pourront compter indéfiniment sur la Prestation canadienne d'urgence (PCU), ainsi que des mesures d’aide financière pour les compagnies artistiques.

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