•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Réaménagements urbains : pensez aux plus vulnérables, dit l’ombudsman de Montréal

Une rue piétonne.

La rue Sainte-Catherine à Montréal (archives)

Photo : Radio-Canada / Samuel LeGresley

Pensez aux plus vulnérables lors des réaménagements urbains, évitez d’enclaver certains secteurs, permettez aux résidents d'avoir accès à leur domicile avec leur véhicule. Ce sont là les principales recommandations de l'ombudsman de Montréal Johanne Savard, qui prendra sa retraite bientôt.

Dans une lettre adressée à la Ville, Mme Savard insiste sur la nécessité d’assurer l’accessibilité universelle des nouveaux aménagements [comme les terrasses qui seront exceptionnellement agrandies] pour les personnes à mobilité réduite et aussi pour les personnes sourdes ou malentendantes, aveugles ou malvoyantes, ou ayant des limitations intellectuelles.

Ces citoyens ont besoin de repères essentiels pour se déplacer en toute sécurité.

Johanne Savard, ombudsman sortante de la Ville de Montréal

Et tout comme les ambulanciers, les pompiers et les policiers, poursuit Mme Savard, les résidents des rues réaménagées en zone piétonnière doivent pouvoir accéder à leur stationnement avec leur véhicule.

Elle recommande également de permettre le passage de certains véhicules pour livraisons aux commerces, aux résidences, ainsi que des camions de déménagement.

L’ombudsman évoque aussi des couloirs protégés pour éviter les risques de collision entre piétons et cyclistes ainsi qu’avec les quelques véhicules autorisés.

Des cyclistes circulent sur une piste cyclable dans une rue de Montréal.

Des cyclistes circulent sur une piste cyclable dans une rue de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Mme Savard pense que la Ville doit prévoir des zones alternatives de stationnement sur rue pour les détenteurs de vignettes et les autres résidents.

Elle encourage les services de la Ville à faire plus d’efforts en ajustant les feux de circulation et le marquage au sol et d’en informer les concernés.

L’ombudsman suggère enfin à la Ville de consulter les citoyens, les services d’urgence et les commerçants visés sur les impacts de ces changements et de considérer sérieusement leurs commentaires et suggestions.

Souple, léger et ajustable

La Ville de Montréal, par la voix d'Éric Alan Caldwell, responsable de la mobilité au comité exécutif, dit partager l’ensemble des préoccupations de l’ombudsman.

M. Caldwell précise que ce déploiement est souple, léger et ajustable. Il s’inscrit dans le cadre de la réponse à la pandémie du coronavirus.

Par ces aménagements temporaires, il s’agit notamment d’assurer la distanciation physique en dégageant de l’espace, en travaillant notamment sur le mobilier urbain tout en étant ouverts à apporter les corrections nécessaires.

L'opposition critique

Lionel Perez, chef de l'opposition, ne l’entend pas de cette oreille.

En dix ans en tant qu’élu, dit-il, je n’ai pas vu l’ombudsman rappeler à la Ville des principes de base en amont d’un déploiement comme celui annoncé par l’administration de la mairesse Valérie Plante.

Pour M. Perez, cela confirme que la Ville s’est précipitée et a profité de la pandémie pour éviter les consultations. La Ville doit montrer plus de retenue et faire passer l’intérêt des contribuables au-dessus de tout programme politique, plaide-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Grand Montréal

Politique municipale